Santiago Abascal nécessite dans X que Pedro Sánchez répondre devant la Cour suprême pour un crime de trahison. Le président de Voix Il dénonce également l’envoi de 1,260 millions d’euros d’argent public au Maroc depuis 2018.
La demande d’Abascal et l’argument de Vox
Le message, publié ce mardi sur le réseau social Le président de Vox affirme que le gouvernement Sánchez « colonise l’État, détruit les classes moyennes et pille le peuple espagnol », selon la transcription publiée par le parti. Selon lui, il ne s’agit pas d’une erreur diplomatique : il s’agit d’un comportement systématique contraire aux intérêts nationaux.
Le leader de Vox dénonce également que l’Exécutif fournit au Maroc « des financements directs, des prêts et des accords commerciaux contre les intérêts de nos producteurs ». L’accusation repose sur un chiffre précis : plus de 1 260 millions d’euros transféré depuis l’arrivée de Sánchez à La Moncloa. Pour Vox, l’argent public afflue vers Rabat alors que les ressources sont refusées aux citoyens espagnols.
Abascal relie cette politique de transfert à la crise de Ceuta le 30 juillet, alors qu’il y a eu un afflux massif de migrants à la frontière. Le leader de Vox le définit comme une agression : « Le Maroc mène un acte de guerre hybride contre l’Espagne et envahit Ceuta, au su du gouvernement, tout en continuant à revendiquer Ceuta et Melilla, c’est-à-dire en contestant notre souveraineté.
Abascal dénonce qu’après cette crise, l’Exécutif ait continué à décrire le Maroc comme « un allié fidèle et fiable ». Sa conclusion est exhaustive : « Sánchez et sa mafia ont commis une trahison évidente et doivent répondre aux Cour suprême. Le Parlement a le pouvoir de le faire. Il n’y a aucune excuse pour ne pas essayer.
La réponse du gouvernement et la viabilité des procédures pénales
Le message répond à des informations qui estiment les transferts publics au Maroc à plus de 1,260 millions d’euros depuis 2018. La demande de traduire Sánchez devant la Cour suprême devrait activer la procédure de l’article 102 de la Constitution, qui attribue à Congrès des députés le pouvoir d’accuser les membres du Gouvernement. La responsabilité pénale du président et des autres ministres est opposable devant la Chambre pénale de la Cour suprême, avec accord préalable de la Chambre à la majorité absolue sur proposition d’un quart des députés. Vox ajoute 33 sièges ; Il lui faudrait l’aide d’autres groupes pour atteindre les 88 soutiens nécessaires.
La plainte d’Abascal n’est pas qu’une déclaration sur les réseaux : elle place la relation avec le Maroc au centre du conflit de souveraineté.
L’Exécutif n’a pas répondu jusqu’à présent à la demande du leader de Vox. L’absence de réaction ne désactive pas la pression : elle oblige le gouvernement à expliquer la destination de ces fonds et à défendre une alliance avec le Maroc que le parti juge contraire aux intérêts nationaux. Le PP n’a pas non plus établi de position publique claire.
La stratégie de Vox : la souveraineté comme ligne de démarcation
L’offensive d’Abascal pointe vers un flanc que Vox cultive depuis des années : la défense de Ceuta et Melilla, le refus des concessions au royaume alaouite et la dénonciation de la coopération migratoire comme monnaie d’échange. Les critiques de Vox à l’égard du Maroc ne sont pas nouvelles ; Depuis 2022, la formation a maintenu une position dure face au virage du gouvernement Sánchez sur le Sahara occidentalce qu’il considérait comme une concession inabordable.
Le parti identifie une contradiction : tandis que l’exécutif refuse des ressources aux familles et aux producteurs espagnols, il finance le Maroc. Cette comparaison cherche à mobiliser un électorat sensible à la politique frontalière et à user la droite qui accepte le cadre de coopération avec Rabat. Il PP Il reste, dans ce schéma, comme un acteur exposé aux pressions de la droite.
La plainte est lancée en X et non en conférence de presse : Vox fixe l’ordre du jour sur les réseaux puis transfère la pression au Parlement. La direction du parti souhaite que le groupe parlementaire enregistre une initiative formelle. Lors de la prochaine séance plénière de Congrès Il sera mesuré si la demande trouve un écho au-delà des réseaux.
Vox se présente ainsi comme le seul acteur disposé à étendre la relation bilatérale au domaine pénal. Cette stratégie est conforme à son discours sur la souveraineté et à sa campagne mondiale contre le gouvernement. Le défi immédiat est de transformer la plainte en un vote qui oblige le reste des groupes à prendre des photos.






