EN 30 SECONDES
- Que s’est-il passé ? Il Trésor américain a lancé l’opération Paria économiqueun régime de sanctions secondaires contre les pays tiers qui commercent avec L’Iran.
- Qui est derrière ? Le secrétaire au Trésor, Scott Bessentavec l’administration Trump. Visez d’abord Chine, Turquie et l’Irak, et les banques européennes.
- Quel impact cela a-t-il ? Les banques et entreprises européennes qui ne se séparent pas de l’Iran pourraient être exclues du système financier américain ; L’Espagne dépend du pétrole importé.
Il Trésor des États-Unis lance des sanctions directes contre les pays qui commercent avec L’Iran: Opération ‘Jour J Economique’.
Un ultimatum mondial avec la Chine et la Turquie sous les projecteurs
Le secrétaire au Trésor, Scott Bessenta qualifié l’offensive de Opération Paria Économiquequelque chose comme une « opération économique paria », et l’a décrit comme un « jour J économique ». Il ne s’agit pas de punir Téhéranquelque chose qui Washington depuis des décennies, mais pour s’en prendre aux banques, aux compagnies maritimes, aux raffineries et aux assureurs des pays tiers qui maintiennent leur économie en vie.
Le mécanisme est simple et dévastateur : Les banques internationales devront choisir entre opérer avec l’Iran ou opérer avec les États-Unis. La Maison Blanche ne sanctionnera pas officiellement les gouvernements étrangers, mais s’attend à ce qu’une conformité totale et un partage de renseignements permettent d’atteindre l’objectif zéro fuite.
Le premier objectif est Chinequi, jusqu’au début de l’offensive militaire, importait environ 1,5 million de barils de pétrole brut iranien par jour. En juillet, ce chiffre était encore de 823 000 barils par jour, selon Kpler. Pékin achemine ce pétrole à prix réduit vers les raffineries théière de la province du Shandong. Turquie Il achète 13 % de son gaz naturel à l’Iran, l’Irak entretient un commerce bilatéral de 12 milliards de dollars et certaines économies du Golfe ont rompu leurs liens.
Les Émirats arabes unis avaient déjà suspendu leurs liens économiques avec Téhéran. L’Union européenne continue cependant d’échanger des milliards avec l’Iran tout en maintenant ses achats de pétrole russe.
Washington ne demande pas aux gouvernements de rompre avec l’Iran : il les oblige à choisir entre Téhéran et le dollar.
L’exemple le plus inconfortable est Banque Saderatune entité sanctionnée par Washington depuis deux décennies et que la Maison Blanche désigne comme sponsor du terrorisme. Elle possède des succursales à Paris, Venise et Londres. Allemagne Elle a révoqué ses licences en 2025, mais la France et l’Italie ne les ont pas encore fermées.
Ce que cela signifie pour l’Espagne : les sociétés pétrolières, bancaires et exportatrices
Espagne Il importe la majeure partie de son pétrole et de son gaz, et les sanctions secondaires augmentent la prime de risque énergétique mondiale. Les entreprises espagnoles actives dans la région – entreprises de construction, compagnies d’assurance, compagnies maritimes – devront revoir leurs homologues si elles souhaitent opérer en dollars. Il Banque d’Espagne L’impact sur le financement des importations est déjà étroitement surveillé.
La réaction européenne sera déterminante. Le Royaume-Uni, le Japon et Bahreïn ont déjà manifesté leur soutien. Bruxelles n’a pas encore précisé si elle imposerait la fermeture des succursales des banques iraniennes sur le territoire de l’UE. En Espagne, Santander et BBVA Ils se tournent vers le régulateur européen, et pas seulement vers Washington.
Logique de Washington
La logique de la Maison Blanche est cohérente : oui L’Iran ne peut pas vendre de pétrole ni recevoir de devises étrangères, le régime perd sa principale source de financement. Il président des États-Unis Il a déjà brisé les restes de l’accord nucléaire JCPOA en 2025 et réactivé les sanctions. Aujourd’hui, le Trésor exerce une pression sur les portes tournantes financières de Téhéran.
L’administration Trump considère les sanctions comme un instrument de guerre sans tirer un seul coup de feu.. Le précédent remonte à la première présidence de Trump (2017-2021), lorsque les sanctions secondaires contre le pétrole iranien ont réduit les exportations au minimum. À l’époque comme aujourd’hui, le pari était que les raffineurs asiatiques préféreraient ne pas risquer leur accès aux marchés américains. La nouveauté est l’ampleur : l’opération ne se limite pas au pétrole ou au système de paiement SWIFT, mais elle menace d’exclure du dollar toute banque qui possède une succursale iranienne, à Paris ou dans n’importe quel autre lieu européen.
Pour Espagnele risque est double : énergétique et financier. Le renforcement des sanctions contre l’Iran tend à faire monter le prix du pétrole brut, et l’Union européenne continue d’acheter du pétrole russe. Si Washington exige le respect sans exception, les banques européennes devront choisir entre leurs relations commerciales avec l’Iran ou leur accès au dollar. La fenêtre critique s’ouvrira dans les semaines à venir, lorsque le Trésor commencera à annoncer les premiers dossiers, avec le sommet du G20 de Miami comme premier examen.
Dossier
- Le cas : Le Trésor américain lance l’opération Economic Outcast pour interrompre le commerce international avec l’Iran au moyen de sanctions secondaires contre les banques, les compagnies maritimes et les raffineries de pays tiers.
- Données clés : La Chine a importé 1,5 million de barils par jour et en juillet, elle a continué avec 823 000 ; La Turquie couvre 13 % de son gaz avec l’Iran ; L’Irak entretient un commerce bilatéral de 12 milliards de dollars.
- Pour l’Espagne : La prime de risque énergétique augmente et les banques espagnoles doivent surveiller leurs homologues internationales pour ne pas perdre l’accès au dollar.






