Les ministres des Affaires étrangères de l’Inde et du Canada ont signé lundi un nouveau cadre de coopération entre leurs pays. L’accord était largement axé sur l’énergie – les deux pays se sont engagés à accroître les échanges bilatéraux de gaz naturel et de gaz de pétrole liquéfié. Ils ont également convenu de collaborer sur les objectifs en matière de climat et d’énergies renouvelables pour développer des programmes de biocarburants et de captage du carbone. Le Canada a également accepté de poursuivre le dialogue sur la fourniture à l’Inde de l’uranium et des minéraux nécessaires à la sécurité énergétique.
Pourquoi sont-ils en désaccord ? L’accord a réinitialisé les relations entre les deux pays après des années de tensions suite à la mort en 2023 d’un militant sikh au Canada. Le gouvernement canadien a allégué que l’Inde était à l’origine de la mort du citoyen canadien, qui soutenait un groupe sikh considéré comme terroriste par l’Inde. Dans les retombées qui ont suivi, les deux pays ont expulsé leurs diplomates respectifs et le Canada a enquêté sur les responsables indiens. De violentes manifestations ont également éclaté en Ontario en novembre 2024, à l’extérieur d’un événement organisé par le consulat indien. L’Inde et le Canada n’ont nommé de nouveaux chefs de diplomatie à envoyer l’un à l’autre que fin août 2025, selon le texte de l’accord de lundi.
Qu’est-ce que l’Inde et le Canada ont accepté de faire d’autre ?
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Relancer le Forum des PDG Canada-Inde en 2026, qui réunira des chefs d’entreprise pour formuler des recommandations aux deux gouvernements sur les politiques commerciales et d’investissement. Le forum se concentrera sur l’amélioration des technologies propres, des infrastructures, de l’agriculture et de l’innovation numérique.
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Implanter davantage de campus universitaires canadiens en Inde.
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Partager les meilleures pratiques et technologies en agriculture.






