Le ministère de la Justice Donald Trump parvient à bloquer la loi climat New York cela demande 75 milliards de dollars aux compagnies pétrolières. La décision, signée par le juge fédéral Brenda Sannes Cette semaine, il est d’accord avec le ministère de la Justice et les 22 États menés par la Virginie occidentale qui ont contesté la règle.
Un droit étatique à vocation mondiale et un juge qui y met un terme
Le gouverneur démocrate Kathy Hochul signé le Loi sur le Superfund pour le changement climatique en décembre 2024. La loi exigeait que les producteurs et raffineurs de combustibles fossiles versent 75 milliards de dollars dans un fonds public sur 25 ans, avec des frais calculés sur les émissions mondiales attribuées à leurs produits. New York a justifié ces paiements comme une compensation pour financer les infrastructures d’adaptation au changement climatique.
Le problème juridique était fondamental : les émissions ne s’arrêtent pas aux frontières d’un État. Le juge Sannesdu tribunal de district des États-Unis pour le district nord de New York, a conclu que la loi fédérale prévaut sur la loi de l’État, car la pollution atmosphérique entre les États est une question fédérale. Le juge, nommé par Barack Obamaa fondé sa décision sur la doctrine de préemptionla primauté du droit fédéral sur les lois des États découle de la clause de suprématie de la Constitution.
Cet échec ne vient pas de nulle part. En 2021, la Cour d’appel du deuxième circuit a rejeté la décision de la ville de New York utilisera le droit de la responsabilité civile de l’État pour réclamer une compensation climatique aux compagnies pétrolières dans cette affaire Ville de New York c. Chevron. Le juge a estimé qu’il y avait « très peu de différence » entre ce procès et la norme de Albanie.
La bataille en cours devant la Cour suprême
Le prochain chapitre sera écrit à la Cour suprême des États-Unis. Le cas Suncor Énergie c. Comté de Boulder sera vu en octobre : le comté de Boulder, Colorado, poursuit suncor et Exxon Mobil avec une logique causale similaire, couverte par le droit local des dommages. La question est de savoir si un pays peut imposer une politique climatique aux producteurs étrangers par le biais d’une action en justice.
La conséquence pratique de l’autorisation de ce type de litige serait une mosaïque de réglementations climatiques via les tribunaux. Les producteurs répercuteraient le coût sur les consommateurs d’énergie de tout le pays. Les consommateurs paieraient une fois de plus la facture d’une taxe climatique cachée.
Washington ne permettra pas à chaque État d’imposer sa propre politique climatique par le biais des tribunaux. Cette bataille se joue désormais sur un plan constitutionnel.
Logique de Washington
Pour l’administration atoutl’équation est simple : la politique climatique interétatique et internationale relève du gouvernement fédéral, et non des législateurs des États ou des tribunaux locaux. Le décret 14260, intitulé « Protéger l’énergie américaine contre les excès de l’État », a ordonné au procureur général de contester les réglementations des États qui pèsent illégalement sur la production d’énergie. Le ministère de la Justice a engagé cette action non pas par caprice idéologique, mais pour défendre la clause relative au commerce interétatique.l’une des pierres angulaires du fédéralisme américain depuis les débats de la convention constitutionnelle de 1787. Pour un républicain, laisser chaque comté réguler les émissions du Texas équivaut à vider la souveraineté économique des États producteurs. La décision se fonde également sur la doctrine du préemption: Lorsqu’une question est de nature interétatique, la loi fédérale remplace la loi de l’État. Sans ce principe, chaque capitale d’État deviendrait un parlement climatique doté d’une compétence planétaire.
Pour Espagnela lecture est stratégique. Les litiges climatiques ne sont pas un phénomène étranger aux majors pétrolières européennes : elles gèrent les chaînes mondiales de production et d’échanges qui traversent l’Atlantique. Une doctrine claire de la Cour suprême en faveur de la priorité fédérale réduirait l’incertitude juridique qui rend plus coûteux le financement des projets énergétiques. Madrid n’est pas partie à ce procès, mais la doctrine qui sortira du tribunal fixera les limites du litige climatique que Bruxelles surveille de près. Contrairement à d’autres questions transatlantiques, il n’y a ici ni droits de douane ni frictions commerciales directes ; La bataille est plus abstraite, mais elle définit dans quelle mesure les litiges climatiques locaux contre les grands émetteurs peuvent progresser.
La Cour suprême entendra Suncor Énergie c. Comté de Boulder en octobre. Si le tribunal confirme la logique du juge Sannesfermera la porte aux poursuites internationales liées aux émissions et protégera les consommateurs d’une taxe climatique nationale imposée essai par essai. S’il entérinait au contraire la voie du Colorado, les États producteurs s’exposeraient à un calendrier judiciaire incertain. La décision ne résoudra pas la politique climatique sous-jacente, mais elle déterminera qui a le pouvoir de définir les règles. Dans un système fédéral, cette réponse compte autant que les émissions elles-mêmes. L’administration Trump a déjà clairement indiqué qu’elle ne négocierait pas la souveraineté énergétique avec les tribunaux des États.
Dossier
- Le cas : Un juge fédéral bloque la loi sur le climat New York qui exigeait 75 milliards de dollars aux producteurs et raffineurs de combustibles fossiles sur 25 ans, estimant qu’elle empiétait sur les pouvoirs fédéraux en matière d’émissions interétatiques.
- Données clés : Loi signée en décembre 2024 ; procès de 22 États en février 2025 ; Décret exécutif 14260 ; décision du juge Brenda Sannes; Audience de la Cour suprême en octobre 2026 pour l’affaire Suncor Énergie c. Comté de Boulder.
- Pour l’Espagne : La doctrine établie par la Cour suprême sur la priorité fédérale en matière d’émissions interétatiques marquera les limites des litiges climatiques mondiaux et réduira l’incertitude juridique pour les compagnies pétrolières européennes.






