Une panne d’électricité en Colombie Cela coûterait 204 milliards de pesos pour chaque heure sans électricité. Ce chiffre, converti en euros, dépasse les 45 millions. Et une bonne partie de cette facture retomberait sur deux des plus grandes compagnies d’électricité espagnoles, Iberdrola et Endésaavec des investissements d’un million de dollars dans le pays andin.
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Niveau d’impact pour l’Espagne : 9/10. La menace d’une panne d’électricité en Colombie met les actifs et la réputation de Iberdrola et Endésaqui totalisent plus de 3 000 millions d’euros d’investissements dans la production et la distribution. En outre, une panne prolongée nuirait à l’image de l’Espagne en tant que partenaire énergétique fiable en Amérique latine.
Quel est l’enjeu pour l’Espagne d’une panne d’électricité en Colombie ?
José Manuel Restrepovice-président élu de Colombiel’a dit sans ambages : « Vous faites face à un risque réel de panne d’électricité qui nécessite des mesures précoces. » Dans son compte X, Restrepo a confirmé le début du phénomène de L’enfant et a placé la sécurité énergétique comme une « question prioritaire » pour le nouveau gouvernement. Cet avertissement arrive à un moment particulièrement délicat : plus de 70 % de l’électricité colombienne dépend de centrales hydroélectriques, et la sécheresse réduit les réservoirs à un rythme alarmant.
Les deux sociétés espagnoles, avec une capacité installée commune d’environ 1 500 mégawatts, misent depuis des années sur la Colombie. Endésaà travers sa filiale Enel-Codensa, contrôle une partie importante de la distribution à Bogotá. Iberdrolade son côté, exploite des centrales hydroélectriques et des parcs solaires. Une panne d’électricité réduirait non seulement son résultat d’exploitation, mais entraînerait également des primes de risque pays, rendant le financement de futurs projets plus coûteux.
L’engagement en faveur de l’investissement privé comme bouée de sauvetage
Lors de la réunion avec les producteurs, Restrepo a défendu que la solution passera par « l’articulation, le dialogue et des solutions conjointes » entre l’État et les entreprises. En d’autres termes, le nouvel exécutif n’envisage pas de nationalisations ou d’interventions drastiques ; Au contraire, elle a besoin que les investisseurs maintiennent et étendent leur présence pour éviter l’effondrement. Un message qui, s’il se réalise, rassurerait les actionnaires de Iberdrola et Endésadont le prix pourrait souffrir si le risque se matérialise.
Cependant, l’ombre de la crise de 2015 – lorsqu’une sécheresse a forcé des interruptions programmées – montre que les promesses du gouvernement ne suffisent pas toujours. Ensuite, le pays a réussi à surmonter l’urgence grâce à des pluies tardives, mais le système est resté au bord du gouffre. Désormais, avec un El Niño plus intense selon les prévisions, la marge de manœuvre est moindre. Pour les compagnies d’électricité espagnoles, la leçon est claire : elles doivent diversifier leurs sources et sécuriser leurs contrats d’approvisionnement pour éviter de se retrouver piégées dans un éventuel rationnement.
Chaque heure sans électricité coûterait à la Colombie plus de 45 millions d’euros, une facture que les filiales d’Iberdrola et d’Endesa subiraient directement sur leurs bilans.
Leçons de 2015 : pourquoi la réputation énergétique de l’Espagne est en jeu
En 2015, la Colombie a déjà connu une situation d’urgence liée à la sécheresse qui a contraint à imposer des réductions programmées. Cette fois-là, les entreprises étrangères, notamment espagnoles, ont résisté à la tempête grâce à des contrats à long terme et à une réponse réglementaire rapide. Mais l’épisode a laissé une cicatrice : les investisseurs internationaux doutaient de la stabilité du système. Aujourd’hui, avec un gouvernement qui vient tout juste de démarrer, la confiance est à nouveau en jeu. Pour l’Espagne, qui aspire à diriger la transition énergétique en Amérique latine, tout échec à protéger ses entreprises nuirait à son image de partenaire stratégique.
📌 Dossier
- Dossier : Le vice-président élu de Colombie met en garde contre le risque réel d’une panne d’électricité due à la sécheresse causée par El Niño, avec un coût estimé à 204 milliards de pesos par heure.
- Informations importantes : Iberdrola et Endésa Ils opèrent en Colombie avec une capacité de plus de 1 500 MW ; le pays dépend à 70 % de l’hydroélectricité ; La crise de 2015 a créé des précédents en matière de réductions programmées.
- Résumé: Une panne d’électricité porterait atteinte aux bilans des compagnies d’électricité espagnoles et remettrait en question la sécurité des investissements énergétiques espagnols en Amérique latine.






