Le PP et Vox ferment la commission dana aux Corts et le PSPV fait appel à la Cour Constitutionnelle

Thibault Delacroix

Le PSPV fait appel à la Cour Constitutionnelle pour fermer la commission dana aux Corts, approuvée par PP et Vox.

La clôture de la commission soutenue par PP et Vox

Le résolution 406/XI des Corts Valencianesapprouvé avec les voix de PP et de Voixa mis fin à la commission d’enquête Dana et a rejeté le vote dissident du groupe socialiste. L’avis approuve le remplacement des comparutions en personne par des transcriptions parlementaires déjà existantes.

Cette décision a un effet politique direct : la responsabilité est ancrée dans la Generalitat Valenciana et ne se déplace pas vers l’Administration générale de l’État. Vox a soutenu cette approche dès le début des travaux : la commission devrait servir à auditer la gestion régionale de l’urgence, et non à rouvrir le débat au Congrès.

La clôture s’est en outre accompagnée du rejet exprès du vote privé qui demandait la poursuite de l’instruction. Pour Vox, maintenir la commission ouverte signifiait alimenter un affrontement partisan sans la capacité de produire de nouvelles conclusions.

L’alliance entre le PP et Vox à Les Corts a fonctionné de manière stable pendant la législature. La fermeture de la commission Dana s’ajoute à d’autres initiatives conjointes qui ont consolidé la Chambre autonome comme contrepoids au gouvernement central.

La ressource PSPV et ses deux axes

Il PSPV a formalisé un recours en protection devant le Cour constitutionnelle contre la résolution 406/XI. Elle dénonce une violation du droit d’exercer une fonction publique représentative, inclus dans l’article 23.2 de la Constitution espagnole, en relation avec le droit des citoyens à participer aux affaires publiques.

La fermeture de la commission n’est pas une conséquence administrative : elle peut marquer l’étendue du contrôle parlementaire régional.

La ressource est divisée en deux blocs. La première question se pose de savoir si les apparitions directes de responsables clés, tels que l’ancienne ministre des Urgences Salomé Pradas, ont été remplacées par l’incorporation des transcriptions du Congrès. De l’avis du PSPV, cela a privé les députés de la possibilité de poser des questions, de contre-interroger et de confronter les personnes qui comparaissaient avec la documentation.

Le deuxième bloc critique le fait que l’avis déplace le contrôle politique vers l’Administration Générale de l’État, alors que le contrôle des députés des Corts se limite au niveau autonome. Le parlementaire socialiste Alica Andújar a assuré qu’il demanderait à la Cour Constitutionnelle de revenir sur les actions « au moment précédant la violation ».

Andújar a insisté sur le fait que la formation ira « jusqu’au bout » pour que le jugement soit nul et éliminé du Agenda de la séance Les Corts. Cette phrase révèle la véritable intention du recours : non seulement l’annulation, mais le rétablissement des comparutions.

Ce qui peut changer avec la décision de la Cour constitutionnelle

L’admission du recours n’est pas garantie. Il Cour constitutionnelle Il a été rappelé que le droit de l’article 23.2 ne protège pas les divergences d’un groupe parlementaire, mais plutôt les blessures réelles au cœur de sa fonction représentative. Le PSPV tente de situer son dossier à ce seuil : il ne discute pas du fond du jugement, mais plutôt de la procédure qui a empêché les comparutions. La clé sera de savoir si le tribunal considère que les transcriptions du Congrès constituent une contradiction effective ou si, au contraire, le refus de procéder à un interrogatoire direct annule le droit des députés régionaux.

Ce n’est pas un nouveau différend. Lors de précédentes commissions régionales d’enquête, la Cour constitutionnelle a admis la possibilité de réviser les décisions du Conseil ou de la Plénière qui vident le contrôle parlementaire de leur contenu. La résolution 406/XI, en remplaçant les comparutions par des transcriptions, offre un angle d’analyse clair.

Pour Vox, le défi est double. D’une part, maintenir la cohérence de son alliance avec le PP à la Chambre valencienne. En revanche, éviter que le recours du PSPV ne rouvre un débat que le parti estime clos. La prochaine décision de la Cour constitutionnelle déterminera si la fermeture est consolidée ou si la commission est contrainte de continuer.