Félix Bolanos a fait appel au CGPJ déposer vos plaintes contre le juge Juan Carlos Peinado. L’affrontement entre Exécutif et le pouvoir judiciaire conditionne une fois de plus l’agenda de la coalition PSOE-Sumar.
Le recours qui épuise la voie administrative
Le recours est adressé à la Commission permanente du corps dirigeant des juges. Dans la lettre, le ministre de la Justice critique le fait que la résolution d’archivage n’a pas été agile et rigoureuse et dénonce que, « soit par conservatisme, soit par corporatisme », le CGPJ n’a pas été en mesure de corriger les irrégularités signalées.
Les plaintes de Bolaños décrivent « l’hostilité » et « l’attitude intimidante » de l’interrogatoire auquel il a été soumis. Coiffure dans Moncloa. Le magistrat exigea une estrade pour se tenir à un niveau supérieur, l’accusa de répondre évasivement et lui reprocha de sourire. De plus, il l’a prévenu qu’à tout moment il pouvait passer du statut de témoin à celui d’enquêteur.
En juillet dernier, les quatre membres conservateurs de la Commission permanente, ainsi que l’édile élu à l’initiative de Ajouter, Carlos Hugo Preciadoa soutenu le dépôt de la procédure. Cette même Commission est désormais compétente pour résoudre l’appel, ce qui promet peu de chances de succès. Les options sont rares.
Bolaños admet qu’il ne fait pas confiance à cet organisme pour revenir sur sa propre décision. Son objectif est d’épuiser la voie administrative avant de saisir la justice. Troisième chambre de la Cour suprêmequi, selon lui, « fera le travail qui correspond au CGPJ : défendre et protéger la bonne réputation du pouvoir judiciaire ».
L’appel de Bolaños n’est pas seulement une lutte avec le juge Peinado : il mesure jusqu’où atteint l’engagement de Sumar en faveur de la gouvernabilité.
Le vote de Carlos Hugo Preciado et la position inconfortable de Sumar
L’actualité n’est pas mineure dans l’espace politique. Carlos Hugo Preciado a été élu membre du CGPJ à l’initiative de Sumar, et son soutien au dossier le place du côté des quatre députés conservateurs.
Ce mouvement a introduit une tension silencieuse dans la coalition. Ajouter gouverner avec lui PSOEmais le membre qui a émergé de son quota dans le corps dirigeant des juges a entériné une décision que l’Exécutif considère comme corporatiste.
Il n’y a pas de fracture formelle : le député n’appartient pas à la discipline parlementaire du groupe, et son vote ne modifie pas à lui seul le corps législatif. Mais dans l’espace politique, le geste est interprété de la même manière. La gauche plurinationale observe.
Dynamique des coalitions
L’équilibre interne de Ajouter est à nouveau exposé. Le renouvellement du CGPJ a été l’un des accords institutionnels qui ont permis au gouvernement de coalition d’effacer une partie de son agenda en 2024, et le vote de Preciado introduit une dissonance : le membre proposé par Sumar n’a pas répondu à la logique de l’exécutif.
Pour lui PSOEcette ressource est un nouveau chapitre du choc exécutif-judiciaire qui a déjà marqué le législatif. Pour Sumar, le malaise est double : il soutient le gouvernement sans partager pleinement la stratégie de confrontation judiciaire, et en même temps il voit comment l’un de ses membres s’associe à la majorité conservatrice du Conseil.
La projection de l’affaire montre Cour suprême. Si la Commission permanente rejette l’appel, Bolaños a déjà annoncé qu’il s’adresserait à la Troisième Chambre. Ce calendrier coïncidera avec le débat budgétaire et avec les négociations internes de Sumar avec ses confluents, un domaine où l’autonomie des alliés régionaux donne habituellement le ton.
Mais l’affrontement a une limite : personne au sein de la coalition ne veut transformer cette crise institutionnelle en crise gouvernementale. La lecture que nous faisons est que l’appel de Bolaños augmente la tension avec le CGPJ, mais ne rompt pas l’agenda commun. Bien sûr, placez Ajouter confronté à un dilemme inconfortable : expliquer pourquoi un quota né de son espace a fini par entériner une décision que l’Exécutif qualifie de corporatiste.
Dossier
- Le cas : Le ministre de la Justice fait appel au CGPJ pour qu’il dépose plainte contre le juge Juan Carlos Peinado pour son attitude lors de son interrogatoire dans l’affaire Begoña Gómez.
- Informations importantes : Recours devant la Commission Permanente ; dossier en juillet avec le soutien de quatre députés conservateurs et de Carlos Hugo Preciado, député choisi à l’initiative de Sumar ; 427 jours entre la première plainte et la notification du dossier.
- Résumé: L’affrontement entre l’exécutif et le judiciaire conditionne l’agenda de la coalition PSOE-Sumar et expose la position inconfortable du membre proposé par Sumar.






