
Castille et León Elle garde l’un des secrets les mieux conservés de l’été espagnol : des dizaines de piscines naturelles réparties dans ses provinces où l’eau ne dépasse jamais les 20 degrés, même en plein mois d’août. Alors que le mercure continue de monter en flèche et que la fin du mois approche, des milliers de madrilènes ont déjà trouvé dans cette communauté l’escapade idéale pour le dernier week-end d’août.
Vous n’avez pas besoin de réserver un hôtel ou de dépenser une fortune. Il suffit de prendre la voiture, direction le nord et laissez-vous guider par les rivières et les gorges qui forment des piscines naturelles depuis des millénaires. La clé est de choisir le bon itinérairecar toutes les piscines naturelles de la région ne sont pas également fréquentées ni également accessibles.
Castilla y León, le paradis de la baignade sans chlore
Ce qui distingue Castille et León des autres destinations intérieures est la variété. Ici, il n’y a pas une seule piscine naturelle étoilée, mais une carte complète qui s’étend de la Sierra de Gredos au lac de Sanabria, en passant par les Hoces del Duratón à Ségovie. Chaque province a son propre joyau d’eau froideformé par la fonte des glaces, par des barrages historiques reconvertis ou par le simple cours d’une rivière de montagne.
La plupart de ces enclaves sont certifiées pour la baignade par la Junta de Castilla y León, qui garantit une eau de qualité sans recours à des produits chimiques. L’eau est purifiée naturellementgrâce aux plantes, aux graviers et aux micro-organismes présents dans le lit même de la rivière, ce qui attire chaque année davantage de familles qui recherchent des alternatives à la piscine municipale.
Arenas de San Pedro et la Sierra de Gredos, le joyau à deux heures de Madrid
Au cœur du parcours se trouvent Castilla y León, une communauté qui combine des villes historiques avec des paysages naturels d’une beauté presque inattendue, et la Sierra de Gredos, principale protagoniste de cette escapade. Avec son plus haut sommet, l’Almanzor, culminant à près de 2 600 mètres, la chaîne de montagnes répartit ses eaux de fonte entre plusieurs provinces, et Arenas de San Pedro concentre deux des piscines naturelles les plus visitées de toute la région.
Vous trouverez ici deux piscines séparées par un petit pont : une de seulement 50 centimètres de profondeur, parfaite pour les plus petits, et une autre qui atteint deux mètres pour ceux qui souhaitent vraiment nager. L’accès en voiture est facile et l’environnement dispose d’un bar de plage, d’un parking et de jardins pour passer toute la journée.
Candeleda et les gorges qui ne déçoivent jamais
A quelques kilomètres d’Arenas de San Pedro, la commune de Candeleda cache l’un des microclimats les plus uniques de la province d’Ávila. La température moyenne en été est d’environ 25 degrésbeaucoup plus bas que d’habitude sur le plateau, ce qui fait de cette zone un véritable refuge lorsque le reste de l’Espagne fond.
Ses deux piscines naturelles les plus connues, Charco Carreras et Charco Palomas, sont formées dans la Garganta de Santa María et sont entièrement équipées : espaces verts, bar de plage, toilettes et parking. L’eau vient directement de la fonte des sommetsle contraste thermique est donc garanti même pendant les jours les plus chauds.
Autres arrêts incontournables sur le parcours
Au-delà de Gredos, le parcours peut être complété par deux autres joyaux qui méritent une place sur l’itinéraire. À Ségovie, le « cénote ségovien » des Hoces del Duratón surprend par ses eaux aux reflets turquoise, tandis qu’à Salamanque, la Poza del Charco de Valero se distingue par sa facilité d’accès depuis la ville elle-même. Les deux options vous permettent de prolonger l’escapade sans avoir à trop s’éloigner de l’axe central du parcours.
Si le plan comprend plus d’une journée, voici les quatre arrêts qui se combinent le mieux avec Gredos :
- Maisons du Duratón (Ségovie) : Des eaux turquoise et un environnement de canyon spectaculaire, idéal pour allier baignade et randonnée douce.
- Charco de Valero (Salamanque): ancien barrage transformé en piscine naturelle, avec accès direct depuis la ville.
- Lac Sanabria (Zamora) : quatre plages fluviales différentes pour ceux qui préfèrent plus d’espace et moins de foule.
- Riofrío (Salamanque): piscines naturelles à côté de Ciudad Rodrigo, parfaites pour une halte tranquille hors des routes les plus fréquentées.
Conseils pratiques pour ne pas se retrouver sans place
Le grand attrait de ces piscines naturelles est aussi leur plus grand risque : l’afflux monte en flèche les week-ends d’aoûtnotamment dans les enclaves les plus connues comme Arenas de San Pedro. Arriver tôt, avant onze heures du matin, fait la différence entre trouver un parking facile ou flâner pendant une heure.
Il est également conseillé d’apporter de l’eau et de la nourriture, car tous les endroits ne disposent pas de bar de plage, et de respecter les indications sur les zones propices à la baignade. La sécurité doit toujours primer de la ruée pour se rafraîchir, notamment dans les mares d’origine glaciaire où la profondeur peut tromper l’œil nu.
Le tourisme intérieur est devenu incontournable
Ce qui, il y a quelques années, était un secret partagé entre voisins est devenu une tendance consolidée. Chaque été, de plus en plus de voyageurs découvrent que Il n’est pas nécessaire d’aller à la côte pour profiter d’une bonne baignadeet que les piscines naturelles de Castilla y León offrent quelque chose qu’aucune plage bondée ne peut égaler : le silence, la nature et une eau vraiment froide.
Alors que l’automne est déjà au calendrier, ce dernier week-end d’août pourrait être le parfait adieu à l’été. La recommandation de ceux qui connaissent déjà la région est simple.: choisissez une destination, évitez le milieu de la journée sur la route et laissez le paysage lui-même rythmer l’escapade.






