Cabo de Fisterra : le phare le plus occidental d’Espagne est désormais un hôtel de 5 chambres

Thibault Delacroix

Cap Finisterre Il cache un secret que de nombreux pèlerins du Chemin de Saint-Jacques ignorent lorsqu’ils atteignent le kilomètre zéro : le bâtiment militaire qui garde ces eaux depuis 1999 peut être réservé pour y passer la nuit. Il ne s’agit pas du phare lui-même – qui est toujours opérationnel et guide les navires – mais de l’ancien sémaphore naval qui y est accolé, transformé en hôtel. Ou un feu tricolore.

La reconversion n’est pas nouvelle, mais elle continue de surprendre ceux qui arrivent pour la première fois à cette extrémité de la Costa da Morte. Cinq chambres à thèmeun restaurant spécialisé dans les fruits de mer galiciens et une terrasse avec vue sur l’océan Atlantique cohabitent aujourd’hui dans un bâtiment qui ne voyait auparavant que passer les navires et le brouillard.

Cabo de Fisterra : l’histoire de l’hôtel le plus à l’ouest

Le phare de Cap Finisterre Elle a été construite en 1853, sur une falaise de granit à 143 mètres d’altitude. Sa fonction n’a jamais changé : continuer à avertir les marins de l’une des côtes les plus dangereuses d’Europe, celle-là même qui a donné à cette zone le surnom de Costa da Morte.

Ce qui a changé, c’est le bâtiment annexe, construit comme quartier général de surveillance de la Marine. En 1999, il est devenu un petit hébergement pour pèlerins et en 2016, il a été entièrement rénové pour faire place au boutique-hôtel qui existe aujourd’hui. Jacinto Picalloson directeur, l’emmène depuis avec son père.

Ce qui fait la particularité du Phare du Finisterre et de ses environs

Le cap Fisterra fait partie de la Costa da Morte, dans la province de La Corogne, et sa renommée va bien au-delà de l’Espagne : pendant des siècles, on a cru que le monde connu s’arrêtait ici. Le phare du Finisterre, doté d’une tour octogonale en pierre et haute de 17 mètres, continue d’être, après la cathédrale de Santiago, l’un des points les plus visités de Galice.

Le brouillard hivernal constant a forcé l’installation d’une sirène communément connue sous le nom de « Vaca de Fisterra » en 1888. Ce même environnement, aujourd’hui, est ce que les clients de l’hôtel voient depuis leur lit : l’océan Atlantique s’écrasant contre les rochers et, toutes les quelques secondes, l’éclair du phare voisin.

À quoi ressemblent les cinq chambres de l’hôtel O Semáforo ?

Chaque chambre de l’hôtel porte un nom lié à l’histoire du cap. Il y a un appel Naufragesen hommage aux navires coulés au large de ces côtes ; autre, Ventsà cause des rafales qui frappent la falaise sans répit.

Il y a aussi la chambre étoilesconçu pour ceux qui sont attirés par l’absence totale de pollution lumineuse. Selon son directeur, astronomes amateurs Ils viennent ici juste pour observer le ciel nocturne depuis la terrasse de l’hôtel.

Ce que l’hôtel propose au-delà de l’hébergement

Le restaurant O Semáforo a acquis sa propre renommée parmi ceux qui visitent la région, même sans y passer la nuit. La carte change selon la saison : en été, elle privilégie plats à partagertandis qu’en basse saison, il récupère les recettes traditionnelles de la Costa da Morte.

Les prix restent raisonnables pour une enclave aussi unique : les chambres simples coûtent environ 50 à 60 euros, et les chambres doubles oscillent entre 90 et 230 euros selon la période de l’année. Cette large fourchette répond à la forte demande des mois centraux d’été.

Parmi les plats les plus demandés, quatre se démarquent :

  • Lubrifiant des estuaires galiciens, cuisinés selon la recette de la maison
  • Longueironle mollusque typique de Finisterre, grillé au citron
  • Palourde frais de saison, protagoniste des ragoûts traditionnels
  • Poulpe à la foireprésent dans presque toutes les lettres galiciennes qui se respectent

Quand visiter Cabo de Fisterra cet été ?

Julio offre un équilibre que de nombreux voyageurs avertis apprécient : de longues journées de lumièredes températures douces pour le nord de la péninsule et un afflux encore gérable avant l’arrivée du mois d’août. Les données du secteur hôtelier galicien montrent que les prix augmentent de manière drastique le mois suivant, lorsque le taux d’occupation des sentiers et des restaurants avoisine les 100 %.

Réserver à l’avance reste le conseil le plus répété de ceux qui connaissent bien la région. La combinaison du phare, de l’hôtel et du Camino de Santiago fait de ce coin de La Corogne l’une des destinations les plus prometteuses de la côte atlantique espagnole pour les étés à venir, et ceux qui arrivent tôt vivront une expérience beaucoup plus calme que ceux qui arrivent à la mi-août.