Adieu les glaces remplies d’air : découvrez le « dépassement » que les marques cachent pour sauver le produit

Thibault Delacroix

Nous avons tous subi la déception d’une glace qui s’annonçait énorme et qui s’est révélée être un château d’air : une bouchée qui disparaît sur la langue et qui laisse la sensation d’avoir mangé… rien. Il m’a fallu trop de temps pour découvrir que cette tromperie avait un nom technique et un coupable : le « dépassement ».

Le dépassement n’est pas un monstre, mais plutôt la quantité d’air qui est incorporée à la glace lors de sa congélation. En juste quantité, il le rend crémeux et agréable ; Mais lorsque les marques le gonflent en secret, le résultat est un produit qui prend beaucoup de place, pèse peu et a un goût dilué.

C’est pourquoi aujourd’hui je veux vous apprendre à lire entre les lignes (en fait, entre les chiffres) pour ne plus payer l’air au prix d’une glace. Et croyez-moi, après cela, vous regarderez les étiquettes avec des yeux différents.

Le secret du succès

  • Le poids au litre ne ment pas : Plus il y a de grammes de glace par litre de volume, moins elle contient d’air. Une vraie glace devrait peser plus de 430 grammes par litre.
  • La texture vous dit tout : Si lorsque vous le sortez de la baignoire, il coule comme une éponge ou au bout d’un moment il n’y a plus rien, il y a un excès d’air. Les glaces artisanales sont généralement plus denses et plus crémeuses.
  • La loi vous protège : En dessous de 375 grammes par litre, la réglementation impose qu’il soit étiqueté « mousse » ou « mousse ». Si vous voyez ces mots, vous savez déjà que vous achetez de l’air.

Ces trois principes m’ont sorti de plus d’un ennui dans l’allée gelée. Mais pour les appliquer, il vaut la peine de comprendre le piège du constructeur.

L’air est le meilleur allié de l’industrie de la glace : son intégration ne coûte pratiquement pas d’argent, contrairement à la crème, au lait ou aux fruits. L’augmentation du dépassement (le rapport entre l’air et le poids du mélange) vous permet de vendre un pot qui semble plus grand en utilisant moins de matière première. Par conséquent, les glaces les moins chères sont généralement les plus gonflées.

La réglementation espagnole, le décret royal 618/1998, exige que tout produit appelé « glace » ait un poids minimum de 430 grammes par litre. Celles qui pèsent moins de 375 grammes peuvent être vendues comme « glaces », mais doivent porter le nom de famille « mousse », « mousse » ou « montado ». En dessous de 375 grammes, on ne peut pas du tout les qualifier de glaces. Alors, vous savez : si vous voyez ces mots, remise sur le produit assurée.

Payer l’air au prix d’une glace n’est pas seulement une déception, c’est financer un produit qui disparaît avant d’arriver dans la cuillère.

Exemples de supermarchés : de Frigopie à Haagen-Dazs

Allons-y avec des exemples réels. Une Frigopie classique pèse 240 grammes dans un contenant de 474 ml. Cela signifie que plus de la moitié de ce que vous payez est consacrée à l’air. Un sandwich à la crème pèse environ 50 grammes pour 100 ml, ce qui est proche de la limite légale. En revanche, un pot de vanille Haagen-Dazs contient 400 grammes dans 460 ml : la différence se remarque en bouche.

Dans le cas des glaces de marque privée, la relation varie également. Les pots de 500 ml pèsent généralement entre 350 et 360 grammes. Si vous en trouvez un qui pèse plus de 400 grammes pour ce volume, vous avez trouvé un bon achat.

La prochaine fois que vous irez au supermarché, pas besoin d’être mathématicien : comparez simplement le poids avec le volume. Plus le poids par litre est élevé, plus il y a de vraie glace et moins d’air. Au début, vous vous sentirez comme un inspecteur des consommateurs ; ensuite, un consommateur intelligent qui ne paie plus pour fumer.

Variations et appariement

La glace artisanale évolue généralement avec un dépassement de 20 à 45 %, ce qui la rend plus dense et plus savoureuse, mais aussi plus chère. Au supermarché, l’option la plus équilibrée sont les marques qui respectent le seuil de 430 grammes par litre sans recourir à des additifs imitant l’onctuosité.

Si vous recherchez de la légèreté sans air supplémentaire, les glaces à l’eau ou les sorbets contiennent moins de matière grasse et n’ont pas besoin d’incorporer autant de débordement. Une autre option est la glace végétale (lait de coco ou d’amande), bien que dans celles-ci l’air soit généralement camouflé avec des épaississants ; Vérifiez également le poids.

En accord, une bonne glace artisanale à la vanille apprécie un filet d’huile d’olive extra vierge et une pincée de sel. Si vous optez pour une glace au chocolat plus dense, un verre de vin doux ou un Pedro Ximénez crée un contraste spectaculaire. Et si vous osez le faire chez vous, contrôler vous-même le smoothie est le meilleur gage de qualité.

En bref, choisir une glace décente n’est pas une question de marque, mais de cinq secondes à regarder l’étiquette. Le poids par litre est le détecteur de mensonge le plus fiable dont nous disposons en tant que consommateurs. Alors, vous savez : moins d’air et plus de glace.