7 coins d’Espagne qui font monter en flèche leurs réservations de voyages en septembre

Thibault Delacroix

Les chiffres d’occupation montrent un mois de septembre prospère à Cabo de Gata. L’Association des Entrepreneurs des Services Touristiques du Parc Naturel (Asemparna) a estimé une occupation d’environ 72,9% pour le mois, un niveau qui, comparé aux 91,3% du mois d’août, montre la désaisonnalisation d’une destination qui, il y a des années, était fermée à la fin de l’été. L’association hôtelière provinciale Ashal est d’accord : l’ensemble d’Almería, y compris le parc, sera à environ 70 % en septembre, avec une demande concentrée sur les deux premiers week-ends du mois et une grande partie des réservations qui se clôturent à la dernière minute. La Mairie de Níjar souligne que de plus en plus de voyageurs choisissent la municipalité en septembre, prolongeant ainsi la saison et soutenant l’emploi local. À cela s’ajoute un climat qui maintient l’eau chaude et le soleil intense, mais sans le stress des criques bondées du mois d’août.

Ce qui attire ces voyageurs, c’est un paysage sans équivalent dans la péninsule méditerranéenne. Cabo de Gata est le plus grand parc naturel maritime-terrestre de la péninsule, d’origine volcanique, avec plus de 70 kilomètres de côte parsemée de criques vierges, de dunes fossiles et de falaises ; Réserve de biosphère de l’UNESCO et géoparc mondial, et avec une réserve marine de 4 600 hectares où la posidonie maintient une eau cristalline idéale pour la plongée en apnée. Des plages comme Mónsul, un ensemble de Indiana JonesLos Genoveses ou Playa de los Muertos sont accessibles à pied ou par des chemins de terre, sans bars de plage ni promenades. Son ciel, l’un des plus purs du sud de l’Europe, fait de septembre un mois propice à l’observation astronomique, le programme Cabo de Gata Experience organisant jusqu’à la fin du mois des activités au phare et aux salines. Le luxe ici, c’est l’absence : pas un immeuble à l’horizon, ni un lampadaire qui éteint les étoiles.