Visas Trump annulés : la décision du tribunal qui protège les entreprises espagnoles aux États-Unis

Thibault Delacroix

Un juge fédéral New York vient d’effacer le calendrier d’immigration des entreprises espagnoles en USA. La suspension des visas de séjour qui Donald Trump imposée en janvier à 75 pays a été annulée. Le magistrat Jeannette Vargas considère la mesure comme contraire à la loi. Et la décision, datée du 21 août, donne un souffle de certitude aux filiales américaines des groupes espagnols.

La décision qui met fin au programme d’immigration de Trump

La phrase, avancée par AFPdéclare illégale la politique qui a suspendu le traitement des visa d’immigrantqui permet la résidence permanente et non l’entrée temporaire pour le tourisme ou le travail. Dans sa décision, la juge Jeannette Vargas a qualifié la politique de « contraire à la loi » et l’a considérée comme dépassant « l’autorité légale » du secrétaire d’État, Marco Rubio. L’ordre de refuser les demandes par pays d’origine, même si les conditions sont remplies, constitue le cœur de l’illégalité..

La liste comprend des pays très présents sur la carte des multinationales espagnoles en Amérique, comme Colombie, Uruguay, Brésil soit Guatemalaen plus des partenaires de Washington comme Jordanie soit Egypte. La plupart des 75 pays ne sont pas européens et couvrent les Caraïbes, l’Afrique subsaharienne, les Balkans, le Moyen-Orient, l’Asie centrale et l’Asie du Sud-Est. L’Espagne n’est pas sur cette liste: Le soulagement des intérêts espagnols ne passe pas par le passeport, mais par la main-d’œuvre de leurs entreprises sur le sol américain.

Quels changements pour les entreprises espagnoles ayant une activité aux États-Unis ?

De nombreuses entreprises espagnoles d’infrastructures, d’énergie, bancaires et technologiques possèdent des filiales ou des contrats en USA et dépendent de profils provenant de pays tiers. La suspension a gelé les procédures de renouvellement et de résidence pour les employés nés dans les pays concernés, ce qui les a obligés à réaffecter des projets ou à retarder les incorporations. La décision annule tout refus de visa fondé uniquement sur cette politique.selon la résolution judiciaire.

Il ne s’agit pas d’un changement dans la législation du travail ni d’une nouvelle voie exclusive pour les entreprises espagnoles. Il s’agit d’une correction administrative : les agents consulaires ne peuvent plus refuser la résidence permanente sur la base de la nationalité si le demandeur remplit les conditions. En pratique, cela dissipe l’une des incertitudes réglementaires qui affectaient le plus la mobilité des talents. dans les opérations américaines des entreprises espagnoles.

La décision ne rétablit pas les droits des citoyens espagnols, mais stabilise le recrutement de profils clés pour les filiales aux États-Unis.

Un précédent qui stoppe l’improvisation réglementaire

Ce n’est pas le premier frein judiciaire au programme d’immigration de Trump. Début juin, un juge fédéral a annulé les frais de 100 000 dollars exigés pour les visas de travail, largement utilisés dans le secteur technologique. Fin juin, le Cour suprême a annulé le décret qui supprimait le droit de citoyenneté pour les enfants d’immigrés sans papiers. La décision de Vargas consolide un modèle de contrôle judiciaire sur les changements en matière d’immigration qui modifient les règles presque sans préavis.

Pour les entreprises espagnoles, cette série de déboires judiciaires redonne un certain horizon de prévisibilité. La politique de janvier était justifiée par un argument de dépenses publiques : les immigrés de ces pays maintenaient le Département d’Étatcouraient un risque élevé de dépendre de l’aide sociale. Le juge a répondu que la loi ne permet pas de refuser un visa en fonction de l’origine lorsque les autres conditions sont remplies. Cette distinction entre politique et légalité est ce qui marque la portée de l’arrêt..

Le gouvernement américain peut faire appel. Pendant ce temps, les entreprises espagnoles ayant des bureaux à Texas, Floride soit New York Ils retrouvent de la marge pour planifier leurs équipes. Il faudra suivre l’évolution de la ressource et la réaction des services consulaires. Le combat entre l’exécutif et la justice n’est pas terminé.

📌 Dossier

  • Dossier : Un juge fédéral a annulé la suspension des visas de résidence imposée par Trump à 75 pays en janvier. La mesure a concerné les salariés originaires de pays fortement présents dans les effectifs des entreprises espagnoles aux États-Unis.
  • Informations importantes : Arrêt du 21 août ; suspension à compter du 21 janvier ; révocation des refus fondés uniquement sur l’origine. Elle a touché la Colombie, le Brésil, l’Uruguay, l’Égypte et 71 autres pays.
  • Résumé: La décision donne une sécurité réglementaire aux filiales américaines de groupes espagnols, sans changements juridiques pour les citoyens espagnols.