Matthew Boedy’s Le mandat des sept montagnes (Westminster John Knox Press, 226 pp.) Est moins une critique qu’une déclaration de guerre – une influence chrétienne, la famille nucléaire, et l’idée même que Dieu appartient à la place publique. Derrière sa prose alarmiste se trouve une simple prémisse: que les chrétiens américains, en particulier les évangéliques, conspirent pour prendre le contrôle de sept facettes de la vie culturelle: éducation, gouvernement, médias, famille, affaires, religion et divertissement. Boedy considère les chrétiens comme un danger pour la République et une menace pour la démocratie. Il veut que les lecteurs se préparent à un coup d’État chaque fois que quelqu’un dit Grace en public.
La cible de la colère de Boedy est le mandat susmentionné, un cadre théologique et culturel embrassé par certains évangéliques. Son idée principale n’est pas nouvelle: si les chrétiens veulent façonner la culture, ils ne peuvent pas en retirer. Il nécessite une réengagement culturel avec un but, une préparation et une présence.
Boedy, professeur à l’Université de Géorgie du Nord, y voit la tyrannie. Pour lui, la croyance en la vérité objective, la moralité biblique et l’autorité spirituelle est une menace. Et son méchant choisi est le récemment assassiné Charlie Kirk, fondateur de Turning Point USA. Boedy a depuis longtemps peint Kirk comme une menace, une fixation ne s’est affûtée que lorsque son propre nom est apparu sur la liste de surveillance du professeur de Turning Point. Le fait que le livre sort juste après la mort de la feuille centrale de Boedy ajoute un poids plus sombre et involontaire. Ce qui était autrefois une polémique se lit maintenant comme une sorte de danse grave, une attaque contre un homme qui ne peut pas se défendre et, par extension, sur les millions qui l’ont suivi.
L’obsession de Boedy pour Kirk borde sur pathologique – Kirk n’est pas seulement un personnage de l’histoire, il est l’ombre derrière chaque rideau, l’homme Boedy blâme pour tout, des élections scolaires à l’érosion de l’ordre laïque. Boedy accuse Kirk d’exploiter la peur, de manipuler la jeunesse et de présenter le donionisme comme un patriotisme. Mais ce qui est plus révélateur que ce que dit Boedy, c’est ce qu’il omet: pour des millions d’Américains – en particulier les parents, les pasteurs et les enseignants – cette vision ne concerne pas la domination; Il s’agit de protection. Ils ne recherchent pas d’énergie pour lui-même. Ils essaient de protéger les enfants, les familles et les églises d’une culture qui a perdu son ancre morale.
C’est l’angle mort de Boedy. Il traite la conviction biblique comme l’extrémisme. Lorsque les chrétiens affirment la valeur de la vie, le caractère sacré du mariage ou la nécessité de clarté dans les écoles, le Boedy entend le fascisme. Il regroupe les groupes de prière et les rassemblements politiques, l’espoir religieux et le nationalisme militant, et brouille toutes les lignes entre l’engagement civique réfléchi et la théocratie. Il n’autorise jamais la possibilité que les croyants ordinaires puissent agir non pas par faim de domination, mais par la peur que le silence signifie se rendre. Le rejet n’est pas une analyse; C’est un mépris déguisé en bourse. Toute sa thèse repose sur l’hypothèse dangereuse que la foi dans la sphère publique est intrinsèquement oppressive.
Boedy n’est pas stupide. Il est articulé et il a fait ses recherches. Il insiste même sur sa propre identité chrétienne, ce qui rend le venin dans ce livre plus discordant. Publié par une presse chrétienne, il se lit comme une dénonciation d’initié, une œuvre conçue pour donner aux critiques laïques la crédibilité d’un «témoin chrétien». Mais le témoin ici est hostile. C’est moins de confession que les poursuites, moins honnête, lutte avec la foi qu’une trahison de celle-ci. Il n’y a pas de nuance, pas de charité, pas d’admission que les chrétiens pourraient répondre à l’effondrement culturel, sans le provoquer. Il n’est pas reconnu que les écoles publiques échouent, que l’unité familiale se désintégre, qu’une élite impie occupe désormais la plupart des montagnes culturelles.
Le ton suffisant et moralisateur de Boedy présente ses ennemis comme non seulement mal mais aussi mal. Cela crée une mauvaise analyse et une compréhension encore une plus faible compréhension. Il ne demande jamais ce que, au-delà de la soif de pouvoir, pourrait motiver les chrétiens qu’il critique. Ce faisant, il expose le vide de son propre argument. Si les chrétiens sont vraiment si dangereux, pourquoi les réduire aux caricatures au lieu de confronter leurs idées à la sérieux? Boedy prétend offrir une analyse objective. En réalité, ce qu’il livre, c’est une projection en couches avec mépris. Il méprise tout ce que représente le christianisme, et ce dédain coule de chaque mot. La croix, pour lui, est un drapeau rouge.
La force du livre – si nous pouvons l’appeler ainsi – est dans son travail d’archives. Boedy suit le développement du mouvement des années 1970 à aujourd’hui. Il explique comment des chiffres comme Francis Schaeffer, Bill Bright et Lance Wallnau ont contribué à une théologie de l’engagement culturel. Schaeffer a mis les chrétiens au défi de faire face à la laïcité de front. Bright croyait que l’évangélisation ne devrait pas s’arrêter à la porte de l’église. Wallnau a reconditionné l’idée de l’engagement culturel pour un âge des médias. Mais Boedy arme cette histoire pour avertir d’un présumé soulèvement chrétien. Il voit la coordination là où il y a une conviction, un complot là où il y a un inquiétude.
Cela vole l’argument de Boedy de tout poids réel. Il comprend mal le mandat lui-même. Le cadre des sept montagnes ne concerne pas l’application de la foi. Il s’agit de ne pas en avoir honte. Il s’agit de construire une culture où les enfants ne sont pas confus au sujet du genre, où le mariage signifie quelque chose, où les médias ne se moquent pas de la prière et où l’église n’est pas victime d’intimidation dans le silence.
En fin de compte, Boedy nous donne un livre qui ne concerne pas du tout les montagnes; Il s’agit de ses propres peurs. Ces craintes – décortiquées par son inimitié avec Charlie Kirk et projetées sur un mouvement en deuil – révèlent moins sur le christianisme que sur l’insécurité du monde universitaire lui-même. Que le lecteur décide quelle vision de la nation préserve la liberté: celle qui fait taire la foi ou celle qui le parle hardiment.






