EN 30 SECONDES
- Que s’est-il passé ? Donald Trump a signé le décret le 22 octobre 2026 Diminuer les coûts du logement pour le peuple américainqui active un pilote d’annulation automatique de l’assurance hypothécaire en Fannie Maé et Freddie Mac et fait l’acceptation des titres numériques dans le refinancement d’un programme national.
- Qui est derrière ? Le Maison Blanchele ministère du Logement et la FHFA, le régulateur qui supervise les deux agences semi-publiques. Le texte mentionne l’utilisation de Superintelligence rendre le montage de crédit moins cher.
- Quel impact cela a-t-il ? Réduisez les coûts sur le plus grand marché hypothécaire au monde, où Santander possède l’une de ses principales plateformes de vente au détail et BBVA opère dans les services bancaires d’entreprise et numériques.
Donald Trump Ce jeudi, il a signé le décret sur le logement qui rend les prêts hypothécaires moins chers aux États-Unis. Il l’a fait sans passer par le Congrès : le texte ordonne aux régulateurs fédéraux de réécrire les règles de l’assurance hypothécaire et de l’assurance titres.
Il est intitulé Diminuer les coûts du logement pour le peuple américain et peut être consulté dans le texte officiel publié le 22 octobre. Il ne comporte pas de poste budgétaire ni de chiffre de dépenses. Apporter des instructions spécifiques à la FHFA (l’Agence fédérale de financement du logement, le régulateur qui supervise Fannie Maé et Freddie Mac), les deux sociétés semi-publiques qui achètent et garantissent environ la moitié des prêts hypothécaires du pays.
Premièrement, l’assurance hypothécaire privée. L’ordonnance prévoit un programme pilote pour l’annuler d’office lorsque l’emprunteur a gagné en capitaux propres, c’est-à-dire lorsque la maison vaut plus que la dette impayée. C’est la prime payée par ceux qui financent plus de 80 % de la valeur du bien. En Espagne, il n’existe pas de produit équivalent : ici le matelas est résolu avec saisie et évaluation. Jusqu’à présent, l’annulation dépendait de la demande du propriétaire. L’annulation ne dépendra plus de la demande du propriétaire: Les agences examineront les portefeuilles avec des modèles d’évaluation automatisés et en informeront le débiteur.
Le deuxième bloc pointe vers le refinancement. La FHFA fera du pilote automatisé d’acceptation des titres un programme national et permanent, qui permettra de remplacer la police d’assurance titres, qui garantit que personne ne réclamera la propriété, par un examen numérique de l’historique d’enregistrement. Le texte appelle à étudier son extension aux prêts dont le financement est supérieur à 80% de la valeur, en supprimant les limites géographiques et en abaissant les ajustements de prix en fonction du risque (ajustements de prix au niveau du prêt). L’épargne doit parvenir à l’emprunteur.
Le troisième bloc attaque l’offre. Un groupe de travail sur l’habitat industrialisé est créé, coprésidé par le secrétaire au Logement et le directeur de la FHFA, avec à la table l’Agriculture, le Commerce et les Anciens Combattants. 180 jours pour approuver les licences entre agences et conditionner les subventions fédérales à l’acceptation par les États de permis standardisés. Le délai expire le 20 avril 2027. De plus, Agriculture et Anciens Combattants doivent baisser les taux de leurs prêts directs.
La réaction du secteur a été inégale. Les fabricants de logements modulaires célèbrent le chapitre sur les permis ; Les agents d’assurance titres préviennent que la couverture numérique laisse des lacunes. Et un vieil avertissement circule parmi les analystes immobiliers : Rendre le crédit moins cher sans augmenter le parc immobilier fait monter le prix du foncier.
L’ordonnance réduit le coût du crédit, et non le coût de la maison : le prix est décidé en fonction du terrain et du permis de construire.
Santander, BBVA et le secteur hypothécaire américain
Le marché hypothécaire américain est le plus profond au monde et celui qui pèse le plus dans les comptes américains des banques espagnoles. Santander Elle est de loin la plus exposée : sa filiale américaine possède une centaine de milliards de dollars d’actifs et regroupe la banque de détail, le montage de prêts hypothécaires et le crédit à la consommation. Chaque point qui réduit le coût d’origination se traduit par un volume de refinancement plus important et une meilleure marge par opération.
Washington ne demande pas la permission.
Dans BBVA L’effet direct est mineur et doit être précisé. Le groupe a cédé sa banque de détail américaine à PNC en 2021 ; Aujourd’hui, la banque de financement et d’investissement y est présente, ainsi que le commerce numérique. La mesure n’affecte pas le compte de résultat par le biais de l’hypothèque, mais elle importe de deux côtés : le marché de la titrisation où elle place des risques et le précédent réglementaire qui abaisse les normes pour l’ensemble du secteur.
Pour le citoyen espagnol, l’effet est indirect, mais réel. Quiconque achète une maison en Floride ou à New York bénéficiera d’un refinancement moins cher et de moins d’évaluations. Moins de paperasse, même brique. Quiconque a un prêt hypothécaire en Espagne ne remarquera rien : ici, l’assurance hypothécaire n’existe pas en tant que produit et les règles sont fixées par la Banque d’Espagne et non par la FHFA. Ce qui importe, ce ne sont pas les économies immédiates, mais la méthode. Si Washington prouve que l’évaluation automatisée et la révision numérique des titres fonctionnent, le débat atteindra son paroxysme. Bruxelles déjà Madrid plus tôt qu’il n’y paraît.
Logique de Washington
L’obsession de Maison Blanche Cela a un nom : le forfait mensuel. Le logement est aujourd’hui le prix le plus toxique de la politique américaine et Trump ne contrôle pas les taux de la Réserve fédérale. Le contrôle, cependant, la structure des coûts entourant le prêt: assurance, expertise, titre, permis de construire. L’ordonnance n’est pas dirigée contre les banques ou les agences. Cela va à l’encontre des frictions qui rendent la clôture d’un prêt hypothécaire plus coûteuse.
Derrière le texte se cache une coalition plus large qu’il n’y paraît. Il comprend l’électorat des banlieues qui a voté pour Trump en 2024 avec l’hypothèque comme première préoccupation, les constructeurs de logements industrialisés et l’aile du parti. Parti républicain qui réclame une réforme de Fannie et Freddie depuis une décennie. Il apparaît une contradiction que révèle le document lui-même : pour rendre le crédit moins cher, le rôle des deux agences que cette aile veut réduire est renforcé.
Le précédent américain est sans équivoque. En 1982, Reagan signait la déréglementation des caisses d’épargne pour rendre le crédit immobilier moins cher et le projet de loi arriva une décennie plus tard, avec le sauvetage public du secteur. La grande expansion de la propriété résidentielle par le biais d’agences semi-publiques, des années 1930 à 2008, s’est terminée avec la mise sous tutelle fédérale de Fannie Mae et Freddie Mac.
Avril 2027.
Ce que nous voyons ces jours-ci, c’est une administration qui utilise le régulateur comme levier législatif, sans attendre le Capitole. La prochaine fenêtre est datée du 20 avril 2027, date à laquelle le groupe de travail rendra ses recommandations. Premièrement, la FHFA doit publier les conditions du pilote d’annulation automatique. L’inconnue est de savoir si l’allègement restera dans le refinancement, le volet le plus sûr, ou s’il atteindra également l’achat d’un logement, où l’impact sur les banques serait bien plus important. C’est le détail qui sera suivi de près au siège de Santander et BBVA.
Dossier
- Le cas : Trump signe un décret qui s’attaque aux frais de clôture du prêt hypothécaire américain : assurance privée, assurance titres, évaluations et permis pour les logements industrialisés. Sans intervention du Congrès.
- Faits marquants : programme pilote uniquement pour les prêts hypothécaires émis après le lancement ; revue de portefeuille avec des modèles automatisés ; extension du programme titre à l’ensemble du pays et étude du seuil supérieur à 80% de financement ; Délai de 180 jours pour le groupe de travail (20 avril 2027).
- Pour l’Espagne : Cela touche directement la plateforme de vente au détail de Santander aux États-Unis et ne touche qu’indirectement BBVA. Les prêts hypothécaires espagnols ne changent pas, mais la norme technologique fixée par Washington marquera le débat réglementaire européen.






