
La crise migratoire dans la ville autonome de Ceuta a ouvert un nouveau front politique d’une intensité maximale. Le secrétaire adjoint de la Coordination Sectorielle de la Parti populaire, Alma Ezcurraa lancé ce vendredi un message direct à l’Exécutif de Pedro Sánchezvous rappelant que vous avez le « obligation légale » comparaître devant le Sénat la semaine prochaine pour tenir compte de la récente invasion de la frontière. Avec un ton critique et ferme, le leader populaire a souligné que «Le contrôle de l’Exécutif est décidé par les Cortes»rejetant catégoriquement toute tentative du gouvernement de retarder les explications jusqu’à la fin août.
Il Parti populaire a précisé un calendrier de comparutions qu’il estime incontournables. Alma Ezcurra a indiqué que le ministre de l’Intérieur, Grande-Marlaskadoit se rendre à la Commission de l’Intérieur mercredi 12 ; le Ministre de la Défense, Marguerite Roblesjeudi 13 à la Commission de Défense ; et le chef des Affaires étrangères, José Manuel Albareslundi 17 à la Commission des Affaires Etrangères. Par ailleurs, la population a demandé la convocation de la Commission de sécurité nationale pour que le ministre comparaisse. Félix Bolanos. La thèse du PP est claire : le gouvernement ne peut pas se cacher pendant la période estivale pour se soustraire à ses responsabilités face à ce qu’il considère comme la plus grande atteinte à l’intégrité territoriale subie par l’Espagne ces dernières années..
Des vacances suspectes et un manque de transparence
La critique la plus incisive de Alma Ezcurra s’est concentré sur l’attitude du président Pedro Sánchez face à l’ampleur des événements. Le secrétaire adjoint a critiqué le fait que le chef de l’Exécutif ait choisi de se rendre à La Maréta après les événements, lancer une comparaison qui a généré un impact médiatique notable : «Il est parti en vacances dans une résidence où il y a plus de plongeurs sur la plage, au cas où il voudrait se baigner avec sa femme, que de plongeurs sur les plages de Ceuta à la recherche de corps sans vie. Il y a actuellement plus de déploiements de sécurité à La Mareta qu’à la frontière de Ceuta..
Compte tenu de la possibilité que le gouvernement insiste pour retarder sa comparution, le leader populaire a posé une question directe : « Le gouvernement compte-t-il continuer les vacances ? ». Pour lui Parti populairela situation exige des mesures urgentes et non une attitude passive. « Il ne peut y avoir d’impunité politique pour près de 150 morts, il ne peut y avoir d’impunité politique pour une atteinte à l’intégrité territoriale de l’État et il ne peut y avoir d’impunité politique pour une atteinte à la souveraineté nationale »a souligné Ezcurrainsistant sur le fait que «L’Espagne est une démocratie et, dans la démocratie, ce qui n’existe pas, c’est l’impunité politique».
Chaos frontalier et confusion dans la gestion
La gestion des chiffres et le contrôle effectif de la frontière sont d’autres points critiques soulignés par le PP. Même si sept jours se sont écoulés depuis les événements, le Gouvernement n’a toujours pas dressé un tableau clair de la situation sur le terrain. Selon Alma Ezcurral’opacité est totale : « Nous ne savons toujours pas combien de personnes ont franchi illégalement la frontière de Ceuta, combien de personnes sont rentrées et, surtout, combien se trouvent encore sur le territoire de Ceuta, car elles errent dans les rues ». Le populaire secrétaire adjoint soutient que si le Gouvernement manquait d’informations, il « incompétent »et s’il l’avait et n’a pas agi, c’est « négligent ».
Cette inaction contraste, de l’avis du PPavec le travail constant des institutions européennes, qui maintiennent leur activité pendant le mois d’août. La formation populaire a rappelé que le commissaire européen à l’intérieur et aux migrations était venu qualifier « négligent » les actions de l’exécutif espagnol. Ils exigent donc Pedro Sánchez que « terminez immédiatement vos vacances »arguant que «Le mandat représentatif n’a pas de jours fériés. La souveraineté nationale ne part pas en vacances. « L’intégrité territoriale de l’État ne part pas en vacances, les intérêts de l’Espagne ne partent pas en vacances. ».
Nouvelles menaces et exigences concernant la Coupe du monde 2030
La crise, loin d’être close, présente de nouvelles menaces avec la possibilité d’une nouvelle avalanche frontalière prévue pour la mi-août. Il Parti populaire appelle au renforcement immédiat des frontières, à l’application stricte des Loi sur l’immigration et la déclaration officielle d’une situation de crise pour faciliter le déploiement des Forces armées. Le groupe rappelle qu’il a déjà présenté une proposition de réforme de la loi le 15 juillet et critique le fait que l’Exécutif n’a pas accepté l’aide offerte par le Union européenne ni demandé d’explications formelles à Maroc.
Enfin, Alma Ezcurra a ouvert un nouveau front de débat en remettant en question le rôle de l’Espagne dans l’organisation du Coupe du monde de football 2030. Le leader a qualifié d’incompréhensible que le tournoi puisse se conclure par une finale en Maroc avec l’Espagne comme pays organisateur. D’un ton énergique, il déclara : «Une Coupe du Monde dont la finale ne se joue pas en Espagne ne devrait pas être organisée par l’Espagne». Cette position s’ajoute à la liste des revendications que le PP met sur la table, cherchant à fixer l’agenda politique devant un gouvernement qu’il accuse d’être absent face aux défis critiques de la nation.






