L’Andalousie abrite des lieux qui semblent inventés, des scénarios que l’on imaginerait dans un roman historique et non sur une véritable carte. Au coeur de les montagnes de Jaén, à l’intérieur du parc naturel des Sierras de Cazorla, Segura et Las Villasil existe une ville d’Andalousie où une église inachevée se dresse littéralement au-dessus d’une rivière, comme si le temps avait décidé de s’arrêter juste avant le dernier coup de ciseau.
L’Andalousie est une terre de châteaux, de mosquées et de cathédrales monumentales, mais ce qui se passe à Cazorla n’a pas de comparaison. Là, sous la Place de Santa María et à l’ombre des châtaigniers, l’eau continue de couler tandis que sur elle reposent les ruines d’un temple Renaissance jamais achevé. L’histoire se mélange Ambition politique, génie architectural et inondation dévastatrice ça a tout changé.
1
Un rêve Renaissance au milieu d’un ravin en Andalousie
«Vue panoramique de Cazorla». Source : Wikipédia
L’Andalousie, au XVIe siècle, fut également le théâtre de luttes de pouvoir. Francisco de los Cobos, Secrétaire d’État de Charles Quint et originaire d’Úbeda, réussit à obtenir le Dépassement de Cazorlaun territoire qui dépendait jusqu’alors de la Archevêché de Tolède. Il avait vu en Italie comment la Renaissance utilisait l’architecture comme symbole d’autorité et il avait compris que s’il voulait laisser son empreinte en Andalousie, il lui fallait un bâtiment qui parle pour lui.
Le problème était le terrain, car Cazorla s’accroche à la scie du mieux qu’il peutavec le Château d’Yedra dominant d’en haut et Rivière Cerezuelo se frayant un chemin à travers les rochers. Il n’y avait pas d’espace pour construire une église monumentale, du moins pas sans remettre en question la géographie elle-même, et c’est là que l’ingéniosité est entrée en jeu.






