Les élections au Brésil arrivent ce dimanche avec Lula et Flávio Bolsonaro à égalité et Les entreprises espagnoles en jeu. Ce qui sera décidé lors des élections brésiliennes ne restera pas à Brasilia : cela se reflétera directement dans les comptes de résultats d’une demi-douzaine d’entreprises espagnoles.
Le président Luiz Inácio Lula da Silva80 ans, a clôturé la campagne avec un événement massif à Rio de Janeiro dans lequel il a averti que c’est le seul barrage contre le retour du « fascisme », selon ce qu’il a déclaré Tuteur. Le gauchiste brigue un quatrième mandat historique, convaincu que lui seul peut arrêter la famille de son rival, Flavio Bolsonaro.
Le Brésil est la plus grande économie d’Amérique latine et l’un des marchés étrangers où le plus grand capital espagnol a été investi. C’est pourquoi le lien technique entre les deux candidats fait que les conseils d’administration de Madrid en attente des élections presque autant que ceux de chez eux.
Quels sont les enjeux de ces élections au Brésil ?
Les élections n’arrivent à aucun moment. L’événement est parmi les plus importants de ces dernières décennies, et ce n’est pas une exagération du titre. Le pays est à nouveau divisé en deux moitiés presque identiques. D’une part, l’appel à la peur du passé récent. De l’autre, la promesse d’un changement de cap.
Il convient de rappeler que le Brésil n’élit pas seulement un président. Le nouveau locataire de Palais du Planalto marquera le climat réglementaire du pays: politique fiscale, concessions énergétiques, règles pour les télécoms et traitement des capitaux étrangers. Le calendrier et l’organisation du vote dépendent du Tribunal Électoral Supérieur. Et l’Espagne entre pleinement dans ce cadre.
Le Brésil concentre une bonne partie des investissements espagnols hors de l’UE : ce qui est décidé dimanche se remarque autant à Madrid qu’à Brasilia.
Pourquoi le résultat frappe Telefónica, Santander et Iberdrola
Téléphone C’est le nom le plus joué. Sa filiale brésilienne, Vivantest l’un des plus grands opérateurs téléphoniques du pays et pèse depuis des années sur les comptes du groupe. Un changement réglementaire après les élections, ou une hausse des taxes sur le secteur, se traduirait immédiatement par des millions d’euros sur un marché unique.
Le secteur bancaire n’est pas non plus épargné. Santander possède l’une de ses principales filiales internationales au Brésil, et BBVA y maintient une présence pertinente. Votre exposition au risque brésilien – taux de change, défaut, marge financière – Cela dépend en grande partie de la politique économique qui ressort des sondages.. Se joindre à Iberdrola et sa filiale Néoénergieavec des investissements dans les réseaux et les énergies renouvelables décidés lors d’enchères officielles.
Et voici la clé que presque personne ne dit : un gouvernement qui donne la priorité à l’investissement privé n’est pas le même qu’un autre qui met l’accent sur les dépenses publiques et révise les contrats. La différence entre les deux scénarios se mesure en termes de stabilité et de prix du capital.
Le Brésil, un marché que l’Espagne ne peut pas se permettre de perdre
Ce n’est pas la première fois que le Brésil teste la stratégie espagnole. Au cours des deux décennies au cours desquelles nos entreprises se sont développées dans toute l’Amérique latine, le pays est devenu le joyau de la couronne: énergie, télécommunications et banque. Chaque changement du cycle politique s’est ensuite traduit par des ajustements, des ventes d’actifs ou de nouveaux investissements.
Le précédent le plus utile est celui de la dernière décennie. Le Brésil a alterné des gouvernements aux recettes économiques opposées et, à chaque tour, le capital étranger a dû recalculer les coûts. risque paysle différentiel exigé d’un État pour sa dette. La leçon est simple : celui qui ne comprend pas le cycle politique brésilien perd de l’argent. Pour les entreprises espagnoles, la stabilité institutionnelle vaut plus que toute incitation spécifique.
Ce qui devrait être suivi à partir de dimanche est double. Premièrement, comment fonctionne le Congrès, car au Brésil il est gouverné par une coalition et aucune réforme ne vient sans pactes. Deuxièmement, le ton du premier discours du lauréat sur les contrats, les concessions et la sécurité juridique. C’est là que réside l’avenir immédiat de Vivo, Santander Brasil ou Neoenergia.
📌 Dossier
- Dossier : Le Brésil organise ce dimanche des élections présidentielles avec Lula et Flávio Bolsonaro à égalité dans les sondages, dans un climat de polarisation maximale.
- Informations importantes : Lula, 80 ans, brigue un quatrième mandat ; Le résultat définira le climat réglementaire et fiscal des entreprises espagnoles dans le pays.
- Résumé: Telefónica (Vivo), Santander, BBVA et Iberdrola ont l’un de leurs marchés clés au Brésil, le résultat affecte donc directement les intérêts espagnols.






