Des plaintes contre des militants de Vox pour les matraques extensibles lors du rassemblement de Grenade sont déposées

Thibault Delacroix

Le tribunal de Grenade porte plainte contre les militants de Voix pour les matraques extensibles lors du rassemblement du 16 avril. La Section d’Investigation du Tribunal d’Instance numéro 5 de Grenade a ordonné le classement sans suite du dossier présenté par l’Association pour les Droits Humains d’Andalousie, estimant que les faits ne constituent pas une infraction pénale.

La version Vox et les fondamentaux de la voiture

La formation a déjà défendu au cours de la procédure qu’elle ne connaissait pas l’identité des personnes apparaissant sur les images portant des défenses extensibles. Selon ses allégations devant le Conseil électoral de zone, Voix Il a supposé qu’il pouvait s’agir de « membres des forces et des corps de sécurité de l’État qui, vêtus de vêtements civils et faisant un usage légitime de la force, remplissaient leur devoir ». Cette réponse s’inscrit dans le cadre d’une précédente plainte déposée par Podemos, également axée sur l’utilisation présumée d’armes extensibles.

Le Section d’Instruction du Tribunal d’Instance de Grenade numéro 5 Il ne s’agit pas d’évaluer si les matraques extensibles apparaissent dans les vidéos. L’arrêté du 25 août repose sur un problème administratif : « l’absence d’autorisation administrative préalable pour la concentration APDHA est avérée ». Elle conclut donc que les faits « ne constituent pas une infraction pénale ». La résolution confirme que la protestation n’a pas été officiellement notifiée à l’avance, même si l’association affirme n’avoir convoqué aucun rassemblement formel.

Les incidents se sont produits le 16 avril à proximité de la cathédrale de Grenade, lors d’un événement de pré-campagne pour les élections régionales du 17 mai. Les images enregistrées montrent plusieurs personnes portant, vraisemblablement, des matraques extensibles dont l’usage est interdit à la population civile. Le APDHA Il a déposé plainte le 21 avril après avoir examiné le matériel audiovisuel et a exigé à la fois l’identification des porteurs et que Vox précise quelle société de sécurité elle avait embauchée. L’association a soutenu que la manifestation s’était déroulée dans le calme avant les déclarations de Santiago Abascalprésident de Vox, va modifier l’ordre et perturber l’exercice du droit de réunion ; Le leader a harangué depuis la tribune pour avancer vers le groupe de manifestants, qui ont ensuite été dispersés par une charge de police.

L’APDHA fait appel et un précédent est ajouté

L’association de défense des droits de l’homme a annoncé qu’elle ferait appel du licenciement devant le tribunal. Tribunal provincial de Grenade. Il considère qu’il est « injustifié » de clôturer l’affaire « sans clarifier qui portait » des matraques extensibles, critique le fait que l’absence de communication préalable de la concentration finisse par « servir à archiver une enquête sur des faits complètement différents » et exige que toutes les conduites potentiellement criminelles soient étudiées « avec la même rigueur ». L’APDHA insiste sur le fait que la manifestation « n’était pas illégale, comme semble l’impliquer l’ordre » et exige une enquête effective avant de classer définitivement l’affaire.

Le dossier n’entre pas dans les images : il repose sur l’absence d’autorisation administrative pour la protestation, un critère que l’APDHA estime sans rapport avec les événements rapportés.

Ce n’est pas la seule route qui a été fermée. Le Parquet de Grenade déposé en juillet la plainte déposée par Peut pour l’utilisation présumée d’armes extensibles, sachant que les événements faisaient déjà l’objet d’une enquête judiciaire. Auparavant, cette plainte était passée par le Conseil électoral de zone, où Vox affirmait ne pas connaître les porteurs et présumait qu’il s’agissait d’agents en civil. Le Conseil a recueilli des allégations provenant de la formation d’Abascal, qui maintenaient la même thèse. La résolution d’août consolide ainsi une conclusion similaire au siège de l’enquête.

Que laisse cette séquence à Vox en Andalousie ?

La séquence laisse une lecture politique claire. Vox parvient à exclure la procédure pénale concernant les matraques extensibles sans que la voiture n’entre dans le contenu des images. Il n’y a aucune condamnation ni identification de militants. Cette conclusion renforce la position du parti dans Andalousieprécisément dans une province où il maintient une structure municipale et dispute avec le PP l’espace de droite.

La plainte de l’APDHA est toujours d’actualité : le recours devant le Tribunal provincial de Grenade obligera à examiner si l’absence de communication préalable d’une protestation peut éteindre l’obligation d’enquêter sur le port de défenses extensibles. L’association a mis en évidence une asymétrie importante : alors que le procès contre les porteurs de bâtons est classé, six militants ont fait l’objet d’une enquête pour troubles à l’ordre public et atteinte à l’autorité après la manifestation.

Ce contraste nourrit le récit qui place Vox comme un acteur persécuté par la gauche judiciaire. La prochaine décision de la Cour marquera si le dossier est définitif ou s’il rouvre un débat que le groupe considère déjà clos.