La DGT met en garde contre la nouvelle amende de 200 euros pour dépassement incorrect des cyclistes

Thibault Delacroix

La conduite qui déclenche la sanction n’est pas seulement de passage. Depuis le 1er octobre, avec le décret royal 518/2026 déjà en vigueur (publié au BOE le 26 juin), le dépassement d’un cycliste en dehors d’une ville nécessite de relâcher l’accélérateur avant de démarrer : il faut rouler au moins 20 km/h en dessous de la limite de la route et maintenir ce rythme tout au long du dépassement. Sur une route balisée à 90 km/h, le maximum en cas de dépassement du vélo est de 70 ; Si la limite est de 70, la manœuvre doit être effectuée en dessous de 50. A cela s’ajoutent les 1,5 mètres de séparation latérale et, lorsqu’il y a deux ou plusieurs voies dans chaque sens, l’obligation d’occuper complètement la voie adjacente, sans se contenter de se déplacer vers l’autre côté. L’astuce est que vous pouvez descendre en dessous de la limite légale de la route tout en commettant l’infraction.

Le non-respect est qualifié d’infraction grave : 200 euros et six points de permis, qui restent 100 s’ils sont payés dans les 20 jours suivants, avec pour conséquence une renonciation aux poursuites. L’exigence ne se limite pas aux vélos : le 1,5 mètre et le changement de voie complet s’appliquent également lors du dépassement de piétons, d’animaux, de cyclomoteurs et de véhicules de mobilité personnelle, et en ville, une distance frontale minimale de cinq mètres apparaît lorsque la voiture partage une voie avec un cycliste. L’avertissement déplace ainsi l’attention de la séparation latérale vers la manière complète d’exécuter la manœuvre, y compris la vitesse. Les agents d’active ont exprimé des doutes quant à l’utilité de mesurer cette marge sur les routes secondaires, où une estimation visuelle à 70 km/h est difficile à prouver.