Six blessés en Kyiv et 630 drones lancés contre la région de Moscou en une seule nuit. Les attaques de la Russie et de l’Ukraine ne s’arrêtent pas même lorsque Washington Il assure qu’il n’a jamais été aussi proche de la paix.
Nous y allons par parties, car l’ordre des événements explique presque tout. Quelques heures avant ce matin, l’envoyé de Donald Trump, Steve Witkoffrencontré dans le kremlin avec Vladimir Poutine: C’était leur neuvième rencontre. Finalement, Moscou s’est déclarée prête « en principe » à reprendre les négociations trilatérales. Et pendant qu’il l’annonçait, les missiles continuaient de tomber.
Ce qui s’est passé: des missiles contre Kyiv et 630 drones vers Moscou
Le maire de la capitale ukrainienne, Vitali Klitschkoa confirmé six blessés, dont quatre transportés à l’hôpital. L’armée de l’air ukrainienne a émis un avertissement tôt le matin concernant « d’autres missiles balistiques se dirigeant vers Kiev » et a demandé aux habitants de rester dans des abris. Le pouls est mesuré en heures et non en semaines.
De l’autre côté, le maire de Moscou, Sergueï Sobianinea fait état de l’interception de 630 drones dans la nuit, dont plus de 160 à proximité de la capitale, et de deux blessés. La plupart, a-t-il expliqué, ont été détruites « à une distance considérable » de la cible. Les chiffres russes et ukrainiens coïncident rarementet il est conseillé de les lire d’abord avec la source.
Traduit : la diplomatie court dans un sens et la guerre dans un autre, et aucun des deux n’est pressé de céder. Le premier rail produit des releases ; le second, mort.
Le Kremlin annonce des pourparlers tandis que Kiev compte les blessés : la paix en cours de négociation n’est pas encore concrétisée.
atout Il revient au pouvoir en janvier 2025, promettant de mettre fin à la guerre dans les 24 heures. Plus d’un an plus tard, les négociations supervisées par USA Ils n’ont pas produit de progrès vérifiables et les décès se comptent par dizaines de milliers. Ces derniers jours, la situation a pris une autre tournure : elle s’est refroidie avec Volodymyr Zelenski et s’est de nouveau approché Poutine.
Il kremlin Il a également fixé une date approximative pour la nomination suivante : des négociations tripartites à la mi-novembre, après les élections de mi-mandat aux Etats-Unis et centrées sur la sécurité d’après-guerre. Le conseiller Youri Ouchakov Il a déclaré qu’un sommet entre Poutine, Trump et Xi Jinping à Shenzhen le mois prochain.
Zelenski Il a répondu que l’Ukraine soutenait également cette table tripartite et que la partie américaine proposait de la tenir le plus tôt possible. Le format existe ; le contenu, non.
Les enjeux en Espagne : davantage de dépenses dans les domaines de la défense, de l’industrie et de l’énergie
C’est là que le conflit cesse d’être une carte lointaine. Espagne Elle est alliée de l’Otan depuis 1982 et a signé au sommet de La Haye en juin 2025 l’objectif de porter les dépenses de défense à 5 % du PIB en 2035, avec 3,5 % d’investissement militaire strict.
Le point de départ espagnol se situe autour de 1,3 % du PIB, selon les propres estimations de l’Alliance, et le gouvernement a pour objectif d’atteindre 2 % en 2029. La distance entre les deux chiffres se paie avec les budgets.
Chaque soir, comme jeudi, ce chiffre augmente. Chaque interception en Ukraine se traduit par des commandes de munitions, de capteurs et de défense anti-aérienne qui aspirent en partie à être fabriqués en Espagne : Indra dans les systèmes et les radars, Navantia sur les plates-formes navales, Airbus Espagne dans l’aéronautique, en plus de l’usine d’armes Trubia. Le pays a déjà livré à Kiev des systèmes anti-aériens Hawk, des batteries Aspide et des chars Leopard 2, du matériel qui sort des stocks et doit être remplacé.
Il existe un deuxième canal, moins visible et plus coûteux : l’énergie. Chaque hausse soutient le prix du gaz sur les marchés européens, et la référence néerlandaise du TTF — l’indice qui fixe le prix de gros du gaz en Europe — finit par être transféré sur la facture industrielle et sur le pool électrique espagnol. L’Espagne achète peu de gaz russe, mais paie le prix d’un marché européen nerveux.
Et il y a un troisième front : la reconstruction. Lorsqu’il ouvrira, ce sera un marché valant des centaines de milliards en infrastructures, transports, eau et énergie. Les entreprises espagnoles d’ingénierie et de construction se positionnent depuis deux ans pour ne pas être en reste, comme cela s’est déjà produit dans d’autres reconstructions européennes.
Ce que enseigne le précédent : du Pays de Galles à La Haye, une décennie de travail inachevé
Cela vaut la peine de rappeler comment nous sommes arrivés ici. Lors du sommet du Pays de Galles en 2014, les alliés se sont engagés à consacrer 2 % de leur PIB à la défense d’ici dix ans. Dix ans plus tard, L’Espagne était encore en dessous de cet objectiftout comme l’Italie ou le Canada, tandis que la Pologne dépassait les 4 %. L’invasion de l’Ukraine n’a pas changé la tendance d’un seul coup : elle l’a accélérée avec les calendriers et la pression politique.
La différence avec 2014 est qu’aujourd’hui le débat ne porte pas sur la question de savoir si l’on dépense davantage, mais plutôt sur la question de savoir à quoi cela sert. L’Europe a découvert que son industrie de défense ne peut pas supporter le rythme d’une guerre conventionnelleet que dépendre de fournisseurs extérieurs – à commencer par les États-Unis – constitue un risque stratégique. Pour l’Espagne, c’est à la fois une opportunité industrielle et un projet politique.
Les prochaines étapes ont des dates. La réunion tripartite que Moscou organise à la mi-novembre intervient après les élections américaines de mi-mandat, alors que l’hiver s’impose sur le front. Si le cessez-le-feu n’intervient pas avant que le froid ne consolide les positions, la reconstruction se négociera sur une autre carte. Trois signaux méritent d’être suivis : les dépenses budgétisées par l’Espagne pour 2027, le prix du gaz néerlandais et le rythme de livraison de la défense anti-aérienne à Kiev.
📌 Dossier
- Dossier : La Russie et l’Ukraine intensifient leurs attaques de missiles et de drones quelques heures après la rencontre de l’envoyé de Trump avec Poutine à Moscou.
- Informations importantes : 630 drones interceptés et six blessés à Kyiv en une nuit ; Les dépenses de défense de l’Espagne représentent environ 1,3 % du PIB, contre 5 % convenus pour 2035.
- Résumé: La guerre arrive en Espagne à travers les dépenses militaires, l’industrie de défense et le prix de l’énergie, et pas seulement à travers la diplomatie.






