EN 30 SECONDES
- Que s’est-il passé ? L’Exécutif a demandé d’inclure le statut officiel du catalan, du basque et du galicien dans le Conseil Affaires générales du 23 septembreaprès le veto de juillet 2025.
- Qui est derrière ? La Moncloa et le ministère des Affaires étrangères, avec Pedro Sánchez à l’avant-garde de la stratégie et Junts comme partenaire prioritaire.
- Quel impact cela a-t-il ? Rouvre un engagement d’investiture en pleine négociation du Budgets généraux de l’État et fait pression sur les partenaires européens.
Le gouvernement réactive le statut officiel du catalan, du basque et du galicien dans l’UE pour en débattre le 23 septembre. La demande est déjà sur la table des partenaires européens et intervient en pleine négociation budgétaire avec Junts et ERC.
Le plan de la Moncloa pour le 23 septembre
L’Espagne a demandé que le statut officiel du catalan, du basque et du galicien soit examiné au Conseil Affaires générales le 23 septembre, selon des sources diplomatiques citées par elDiario.es. Ce forum rassemble les ministres européens des Affaires étrangères ou européens et constitue la porte d’entrée des grands débats institutionnels à Bruxelles.
L’argument que déploie à nouveau la Moncloa est direct : si l’élargissement de l’Union européenne vers l’Albanie et le Monténégro peut ajouter de nouvelles langues au régime linguistique communautaire, il est difficile de justifier que des langues déjà officielles dans un État membre restent en dehors. La référence au Monténégrin et à l’Albanais du Kosovo, utilisée par des sources diplomatiques, cherche à souligner la contradiction du blocus actuel.
La réactivation n’est pas une coïncidence. Des sources exécutives l’encadrent dans l’engagement d’investiture conclu avec Ensembleet cela se produit alors que la Moncloa négocie les Budgets Généraux de l’État avec les mêmes partenaires de l’investiture, dont ERC.
Le veto de 2025 et la lecture politique du Gouvernement
Le précédent immédiat pèse. En juillet 2025, le gouvernement a tenté de porter l’affaire devant le Conseil des affaires générales à Bruxelles et a été rejeté par une douzaine d’États membres. Allemagne, Italie, Finlande, Croatie, République tchèque et Suède Ils ont mené ce blocus.
Le refus est intervenu après que l’Espagne ait précisé qu’elle assumerait les coûts et que le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albaresa fait valoir qu’une réforme des traités de l’UE n’était pas nécessaire. La proposition de 2025 a échoué, même si Madrid avait accepté les garanties économiques. À la Moncloa, ce veto a été interprété comme une décision politique de la part des gouvernements conservateurs, et Junts a directement désigné le PP d’Alberto Núñez Feijóo comme responsable du fiasco.
La réactivation n’est pas seulement linguistique : c’est un élément de plus dans la négociation pour maintenir la majorité d’investiture.
L’Axe du pouvoir socialiste
Ferraz aborde le dossier avec une double lecture. Pour le gouvernement, le statut officiel des langues co-officielles renforce l’idée d’une Espagne plurielle au sein du projet européen. Pour les partenaires parlementaires, notamment Junts et ERC, c’est le signe que les engagements d’investiture ne sont pas restés lettre morte.
Le blocus de 2025 a laissé une blessure qui devrait désormais être refermée. Pas seulement pour la diplomatie : la négociation budgétaire a besoin d’alliés stables. La majorité des gouvernements européens ont ensuite rejeté la proposition, et la répétition du débat pourrait à nouveau activer une résistance juridique et pratique.
Il convient de rappeler que le PSOE avait déjà promu l’utilisation des langues co-officielles au Congrès en 2023. Ce mouvement, comme l’actuel, combinait la conviction fédéraliste et la nécessité parlementaire. La différence réside dans le scénario : désormais, la stabilité du pouvoir législatif dépend de la traduction des gestes en votes.
En Catalogne, en Euskadi et en Galice, la défense du catalan, du basque et du galicien dans les institutions européennes s’appuie sur un large consensus social. C’est du capital que le Gouvernement veut mobiliser sans que le PP puisse le réduire à un contentieux territorial.
Dans cet éditorial, nous comprenons que l’offensive de la Moncloa a plus un message politique qu’un résultat juridique immédiat. Le Conseil Affaires générales du 23 septembre ne garantit pas une décision, mais oblige les partenaires européens à se repositionner.
🌹La note de Ferraz
- Message fort : L’Espagne défend sa pluralité linguistique en Europe et respecte les accords d’investiture.
- Protagoniste: Pedro Sánchez (président du gouvernement et secrétaire général du PSOE).
- Prochaine étape : Conseil Affaires générales le 23 septembre à Bruxelles.






