EN 30 SECONDES
- Que s’est-il passé ? La porte-parole de Junts, Míriam Nogueras, a qualifié le président Sánchez de « disqualifié » et lui a demandé de prendre du recul lors de la séance plénière du Congrès.
- Qui est derrière ? Junts, le PNV, Sumar et ERC ont élevé leur ton critique contre la gestion par le gouvernement de la crise migratoire de Ceuta.
- Quel impact cela a-t-il ? Les partenaires d’investiture mettent en scène l’érosion de la majorité parlementaire et ouvrent un front de pression sur le corps législatif.
Sánchez est apparu ce mercredi au Congrès des députés sur la crise de Ceuta et la partenaires d’investissement Ils ont haussé le ton.
Junts et le PNV augmentent la pression sur Sánchez
Le porte-parole des Junts, Miriam Noguerasa assuré que le président est « disqualifié » de gouverner. C’est la principale conclusion, a-t-il dit, après avoir écouté l’intervention du chef de l’Exécutif en plénière suite à l’entrée de milliers de citoyens marocains à Ceuta au cours du mois de juillet. Pour Nogueras, la situation laisse deux interprétations : soit l’Exécutif était au courant des avertissements d’une éventuelle entrée massive et les a ignorés pour « protéger le Maroc », soit il n’en était pas au courant et n’a pas le contrôle du gouvernement et de la sécurité. Dans les deux cas, a-t-il assuré, Sánchez « ment aux gens ».
Il a également porté plainte contre le président de la Generalitat, Salvador Illa, et a exigé déléguer des pouvoirs en matière d’immigration en Catalogne. Nogueras a souligné que la politique d’immigration espagnole va dans la direction opposée à celle de pays européens comme l’Italie, l’Allemagne ou la France, où l’objectif est de contrôler les flux et de garantir l’intégration sans être qualifié de raciste. « Les deux options sont très sérieuses et le disqualifient de continuer à gouverner », a-t-il souligné.
La réponse du Gouvernement : coopération bilatérale et défense de la gestion
Moncloa n’a pas proposé de rectification à ces critiques. La position de l’Exécutif est soutenue par la coopération bilatérale avec le Maroc et les mécanismes européens de contrôle des flux migratoires. Le gouvernement défend la réponse à la crise de Ceuta comme une opération de contrôle des frontières et de collaboration avec le pays voisin, sans confirmer ni nier les avertissements antérieurs mentionnés par Junts.
Il PNV Il a reproché au président son « autosatisfaction » et a estimé que le Maroc était impliqué dans ce qui s’est passé à Ceuta. Ajouter et ERC a également remis en question la version du gouvernement : Gabriel Rufián a averti Sánchez et la ministre de la Défense, Margarita Robles, que le discours n’éclaircit pas le problème sous-jacent. La scène parlementaire a confirmé une journée d’usure pour le bloc d’investiture.
La majorité qui a investi Sánchez ne cache plus ses fissures ; C’est la première fois que plusieurs partenaires lancent le même message.
L’Axe du pouvoir socialiste
Le PSOE est confronté au défi de reconstruire ses relations avec ses alliés parlementaires sans abandonner le discours sécuritaire. Dans Ferraz Il est conscient que Junts ne brisera pas la législature pour une séance de contrôle, mais l’écho du PNV, Sumar et ERC complique la plupart des votes. La motion de censure de 2018 et l’investiture de 2023 ont laissé une leçon : la géométrie variable nécessite des mouvements de funambulisme. Le gouvernement a préféré ne pas réagir durement ; Le pari est de contenir l’usure en plénière pour négocier plus tard dans les bureaux.
Le choc est amplifié en Catalogne, où les relations entre CFP et Junts conditionne une fois de plus l’ordre du jour. L’exigence du transfert des pouvoirs en matière d’immigration relance une bataille qui oblige également les gouvernements autonomes socialistes à prendre position. Ceuta et Melilla concentrent la pression migratoire, et son coût social alimente le discours de l’opposition. Les communautés gouvernées par le PSOE, dont les Asturies et la Navarre, voient l’issue avec méfiance : un accord asymétrique pourrait rouvrir le débat territorial.
Le risque immédiat n’est pas une motion de censure. C’est le blocage du agenda législatif. Junts a déjà conditionné son soutien à la délégation des pouvoirs en matière d’immigration et à un changement de position sur le Maroc. Si le gouvernement ne bouge pas, le coût sera mesuré à chaque vote. La prochaine séance de contrôle permettra de prendre une nouvelle fois la température d’une majorité qui, pour l’instant, existe plus sur le papier que dans la pratique.
🌹La note de Ferraz
- Message fort : Défense de la gestion des migrations et de la cohésion de la majorité parlementaire.
- Protagoniste: Pedro Sánchez (président du gouvernement et secrétaire général du PSOE).
- Prochaine étape : Prochaine séance plénière du Congrès et réunions avec les groupes pour recomposer l’agenda législatif.






