
La situation au Mexique a subi un bouleversement systémique cette semaine après la disparition du Nemesio Rubén Oseguera Cervantespseudonyme « Le Mencho ». Jusqu’à sa chute, Oseguera a dirigé le Jalisco New Generation Cartel (CJNG), considéré comme l’organisation criminelle la plus dangereuse au monde. Cette structure, née à l’origine d’une scission du cartel de Sinaloa, contrôle avec son ancien allié 70 % de la cocaïne consommée dans le monde, entretenant un vaste réseau d’entreprises illicites aux États-Unis et en Europe.
Le panorama de la sécurité nationale a pris un tournant radical après l’opération militaire menée l’année dernière 22 février 2026 à Tapalpa, Jalisco. La confirmation de la mort du caïd a plongé le pays dans une journée de violence sans précédent qui évoque des scénarios de guerre ouverte. La réponse du CJNG a été immédiate : une offensive coordonnée dans 20 États de la République qui, selon les informations de la BBC et des sources officielles, laisse un bilan préliminaire de 73 morts et plus de 70 arrestations. Parmi les morts figurent 25 membres de la Garde nationale et 30 criminels présumés, après d’intenses affrontements qui ont paralysé les routes et les centres urbains. Des chiffres qui s’élèvent à 700 dans le cas des tueurs à gages liés au CJNG.
Des sources spécialisées dans le trafic de drogue indiquent que l’opération a eu l’approbation du président du Mexique, Claudia Sheinbaumet sous la supervision directe du président américain, Donald Trump. Comme ils l’ont révélé à MONCLOA.COMTrump aurait exercé une pression intense pour l’exécution de ce coup d’État, étant donné la réticence connue de Sheinbaum à recourir à la force meurtrière contre des groupes qui opèrent en toute impunité sur la côte du Pacifique.
Les spécialistes soulignent que la Maison Blanche aurait déployé toute une série de mesures coercitives contre le président mexicain : de la menace de droits de douane et de sanctions économiques au durcissement des politiques d’immigration à l’encontre des citoyens mexicains. Cependant, le facteur décisif aurait été le prétendu harcèlement de Trump sur un sujet extrêmement sensible : la révélation d’une prétendue aide financière de 8 millions de dollars contribué par le cartel de Sinaloa pour financer la campagne électorale de Sheinbaum.
L’analyse des sources consultées suggère que l’approbation présidentielle répondrait également à une relation pragmatique avec l’une des factions du cartel de Sinaloa, notamment celle liée aux enfants de Ismaël « El Mayo » Zambada. Le gouvernement fédéral maintiendrait des accords avec ce groupe pour le favoriser dans sa guerre interne contre « Los Chapitos », les enfants de Joaquín Guzmán Loera.
Cette prétendue alliance entre la direction politique et la faction Zambada reposerait sur la volonté de cette dernière de maintenir le pouvoir. « règles de la vieille école ». Cette position leur aurait permis de gagner la confiance de certains secteurs dirigeants, en s’efforçant de maintenir un ordre relatif et un contrôle sur les niveaux de violence excessive qui caractérisent les groupes mafieux contemporains.
ÉTAT SIÉGÉ ET Trêve Fragile
Épicentre du conflit, Jalisco reste sous tension contenue. Bien que les autorités de l’État aient annoncé la levée du «Code Rouge» le 24 février pour tenter de reprendre l’activité scolaire et administrative, la réalité dans la rue dément la normalité. Sur diverses routes, on peut encore voir les squelettes brûlés des véhicules utilisés dans les plus de 250 narcoblocages enregistrés, tandis que le Cabinet de sécurité reconnaît qu’au moins sept points stratégiques de l’entité restent obstrués.
Le déploiement militaire est massif, notamment dans des municipalités comme Zapopan, Tlaquepaque et dans la zone des cabanes de Tapalpa, où le Secrétariat de la Défense nationale maintient un contrôle strict des accès. Cette surveillance s’étend même aux hôpitaux de la zone métropolitaine de Guadalajara pour protéger les blessés dès la première opération. Diverses sources consultées par ce journal ont indiqué que près de 700 hommes du CJNG et plus de 100 agents de sécurité et civils pourraient être morts.
CARREFOUR DANS LA SUCCESSION
La disparition de la figure centrale du CJNG pose la question de l’avenir de la structure criminelle. Les analystes du renseignement et les agences telles que Crime en vue Ils préviennent qu’en raison du commandement personnaliste exercé par Oseguera, l’organisation est confrontée à un risque imminent d’atomisation. Il n’est pas exclu que le cartel se divise en cellules indépendantes, déclenchant une lutte interne pour le contrôle des places.
Au sein du deck des successeurs possibles, se détachent des noms aux profils différenciés. Juan Carlos Valencia González, « El 03 »beau-fils du capo et chef du groupe d’élite, est considéré par beaucoup comme l’héritier naturel par les liens du sang. Cependant, son leadership est traqué par des personnalités au poids opérationnel plus important, comme Hugo Gonzalo Mendoza Gaytan, « El Sapo »qui contrôle la logistique à Puerto Vallarta, ou Audias Flores Silva, « Le Jardinier »avec une forte présence à Nayarit et Zacatecas. De même, le nom de Julio Alberto Castillo Rodríguez, « El Chorro »gendre de « El Mencho », résonne comme une option capable de maintenir la cohésion financière et familiale du groupe.
Sur le plan diplomatique, l’assassinat de l’homme le plus recherché par les agences américaines représente une étape importante dans les relations bilatérales en matière de sécurité entre le Mexique et les États-Unis. Tandis que le gouvernement fédéral repense la stratégie de la Garde nationale pour contenir les représailles, le bureau du procureur général a terminé les analyses médico-légales qui confirment l’identité du capodastre. Dans le cadre de protocoles de sécurité extrêmes, la dépouille d’Oseguera Cervantes sera remise à ses proches, clôturant ainsi un chapitre de l’histoire du trafic de drogue et en ouvrant un nouveau, marqué par l’incertitude et la peur de la population civile.






