La pratique ancestrale des îles Canaries qui défie encore le temps et continue de former des experts

Thibault Delacroix

Les îles Canaries sont l’un de ces endroits où le paysage n’est pas seulement vu, mais où il est vécu et survécu. Ravins profonds, pentes volcaniques et routes impossibles Ils ont marqué pendant des siècles la manière dont leurs habitants se déplaçaient, travaillaient et appréhendaient le territoire. C’est dans ce contexte qu’est née une pratique aussi ingénieuse que surprenante, une façon de se déplacer qui, aujourd’hui encore, laisse beaucoup de gens bouche bée.

Parler des îles Canaries, c’est aussi parler de tradition, de techniques qui se sont transmises de génération en génération et qui, loin de disparaître, Ils ont trouvé de nouvelles façons de rester en vie. Le saut du berger est peut-être l’un des exemples les plus clairs, un mélange de nécessité, de savoir-faire et de culture qui a réussi à résister au passage du temps et à s’adapter à une réalité très différente de celle de ses origines.

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Un art né par nécessité aux Canaries

« Il est né d’une nécessité. » Source : Freepik

Aux îles Canaries, rien de tout cela n’est apparu comme un sport ou un spectacle, mais le saut du berger est né parce qu’il n’y avait pas d’autre option. Les premiers habitants de l’archipel, largement voués à pâturage, Ils ont dû trouver comment se déplacer sur un terrain où marcher sans aide risquait directement sa vie.

C’est ainsi que la canne traditionnelle a évolué vers un outil beaucoup plus long et plus polyvalent. Mais ce qui était vraiment intéressant, ce n’était pas le bâton lui-même, mais la technique, qui se déroulait précisément comme suit : le corps penché en avant, le poids appuyé sur le bâton et la sensation de bouger presque « dessus ». Aux Canaries, le berger ne se soutient pas mais se déplace avec le bâton comme s’il s’agissait d’une extension de son propre corps.