Ce sont les 4 distractions au volant que la DGT va surveiller de près cette semaine pour éviter des amendes de 200 euros

Thibault Delacroix

Je rechercherai des informations actuelles sur cette campagne de contrôle des téléphones portables de la DGT.

Aucune autre distraction n’est punie aussi durement ni n’apparaît aussi souvent dans les bulletins de plaintes. Tenir son téléphone portable avec la main en conduisant est un délit grave passible de 200 euros d’amende et du retrait de six points de son permis, la peine la plus élevée prévue par la loi sur la circulation et la sécurité routière. Il n’en a pas toujours été ainsi : jusqu’à la réforme entrée en vigueur en mars 2022, la perte était de trois points, et c’est justement le poids de l’appareil dans la sinistralité qui l’a fait doubler. Les données de la dernière campagne spéciale de surveillance des distractions, réalisée entre le 6 et le 12 octobre 2025, le confirment : sur les 8 088 plaintes déposées par le Groupe Trafic de la Garde civile, 3 283 (40,6 %) concernaient l’utilisation manuelle du téléphone, bien avant le reste des comportements signalés lors de ces contrôles.

La raison de cette punition est que le téléphone portable est la seule distraction qui frappe simultanément les trois fronts de la conduite : il détourne les yeux de la route, nous oblige à lâcher une main du volant et détourne notre attention sur la conversation, le message ou la notification. La DGT rappelle que composer un numéro en conduisant peut multiplier par douze le risque d’être victime d’un accident, et lire ou écrire des messages par six. La règle n’exige pas que la voiture soit en mouvement : il suffit d’être à la place du conducteur avec le moteur tournant, pour qu’elle soit également pénalisée à un feu rouge ou dans un embouteillage. Et la surveillance ne dépend pas uniquement du regard de l’agent : les drones de l’Aerial Media Unit ont déjà capté des comportements de ce type sur des routes conventionnelles.