Attaque à Strasbourg : Début de la procédure de recours pour les secours

Thibault Delacroix

Attaque à Strasbourg : Début de la procédure de recours pour les secours


Plus de sept ans après l’attentat terroriste meurtrier survenu au marché de Noël de Strasbourg, une cour d’appel rouvre le dossier impliquant l’un des collaborateurs de l’agresseur. L’homme de 44 ans avait fourni des armes à l’agresseur. En première instance, il a été condamné à 30 ans de prison pour appartenance à une organisation terroriste. Le prévenu ivoirien a fait appel de cette décision.

Un islamiste a tué cinq personnes lors d’une attaque

Cinq personnes ont été tuées et onze autres blessées lors de l’attaque de 2018. Le soir du 11 décembre, l’islamiste Chérif Chekatt a attaqué des personnes avec une arme à feu et un grand couteau dans l’agitation d’avant Noël dans les ruelles et les places. Il y a eu un échange de tirs avec les forces militaires déployées pour protéger le marché de Noël. Chekatt a d’abord réussi à s’échapper. Deux jours plus tard, il était tué dans une fusillade avec des policiers à Strasbourg après une importante chasse à l’homme dans la zone frontalière franco-allemande.

La milice terroriste État islamique (EI) a revendiqué l’attaque. Chekatt avait juré sa fidélité à l’EI dans une vidéo. Il était connu des autorités comme une menace islamiste. L’agresseur, qui a de multiples casiers judiciaires et a des racines maghrébines, se serait radicalisé en prison et était connu des autorités comme une menace islamiste.

Que savait l’accusé de la radicalisation et du projet terroriste ?

Dès demain (10 heures), un tribunal de Paris se penchera à nouveau sur le rôle de l’assistant. Il ne fait aucun doute qu’il a fourni une arme au dernier auteur. Cependant, l’accusé affirme qu’il ne savait rien de la radicalisation de Chekatt. Il a qualifié le contact avec l’islamiste de plutôt superficiel. Il pensait que l’homme voulait utiliser cette arme pour commettre un vol ou pour semer la peur.


En première instance, le fournisseur d’armes a été accusé de complicité. Finalement, le tribunal l’a acquitté sur ce point. L’homme savait qu’il y avait un projet terroriste, mais il ne connaissait pas les circonstances exactes, a-t-on précisé lors de l’annonce du verdict.



La défense a laissé entendre dans les Dernières Nouvelles d’Alsace qu’elle pourrait demander une nouvelle expertise psychologique pour le prévenu en appel. D’autres témoins de la famille doivent également être appelés au cours de la procédure, qui doit expirer le 17 avril.

La France a été la cible de nombreux attentats terroristes

L’attentat de Strasbourg fait partie d’une série d’attentats terroristes islamistes qui ont choqué la France il y a quelques années et au cours desquels environ 250 personnes ont été tuées. La France en tant que nation en a été durablement traumatisée. Les mesures de sécurité dans le pays ont été considérablement renforcées.