Dans une petite cuisine, un chariot d’appoint Ikea comme le nouveau STEGESUND en bambou n’est pas un caprice. C’est la frontière entre cuisiner en vrac et réaliser de la dentelle aux fuseaux sur un demi-mètre de plan de travail.
J’ai passé des années dans cette guerre. Le grille-pain s’est retrouvé par terre, la cafetière italienne en équilibre entre l’évier et la plaque de cuisson, et le pot de légumes a occupé l’espace où devrait loger le couteau du chef. Jusqu’à ce que je comprenne quelque chose de simple : le problème n’était pas ma cuisine, c’était que tout ce que j’utilisais quotidiennement rivalisait pour le même plan horizontal.
La proposition d’Ikea ne réinvente pas la roue, mais elle répond à l’essentiel. Il s’appelle STEGESUND, il est fabriqué en bambou naturel et coûte 44,99 euros. Il mesure 42 centimètres de large, 33 de profondeur et 76 de haut : trois chiffres qu’il convient de lire attentivement avant de payer.
Le matériel compte. Le bambou n’est pas un bois au sens strict, mais plutôt une herbe à croissance très rapide, comme on peut le constater dans sa fiche Wikipédia. Cela explique deux choses : qu’il est moins cher que le chêne ou le frêne, et que son ton clair et son grain droit s’intègrent sans effort dans n’importe quelle cuisine. Je le préfère au métal peint, car il frappe moins et ne sonne pas creux lorsqu’on le charge.
Les 76 centimètres de hauteur sont la donnée décisive. Le plan de travail standard fait environ 90, ce chariot est donc volontairement placé en dessous : il n’entre pas en concurrence avec la zone de travail, il devient une extension latérale où l’on peut laisser le plateau ou la marmite fraîchement sortis de la chaleur.
Un chariot ne répare pas une cuisine mal pensée, mais il donne au plan de travail la seule chose dont il a vraiment besoin : de l’espace libre pour couper.
Avant d’ajouter un panier à la liste de courses, il convient d’examiner trois détails spécifiques. Ils se trouvent sur la plaque du meuble elle-même, mais beaucoup de gens les négligent et se plaignent ensuite du fait que le chariot gêne.
Le secret du succès
- Trois étagères, pas une de moins : Celui du bas contient les gros poids (de l’huile, des paquets de farine, une marmite) et celui du haut est à portée de main pour les articles ménagers quotidiens. Avec deux niveaux, la voiture manque une semaine.
- Deux roues avec frein : Sans frein, le chariot bouge tout seul dès qu’on le charge et finit par entrer en collision avec le réfrigérateur. Ikea monte quatre roues et en verrouille deux, la bonne combinaison pour le grès ou le revêtement de sol.
- La poignée latérale : Cela semble être un détail mineur et c’est ce qui en fait un chariot de service. Il est saisi d’une main, emmené au salon sans faire trois déplacements et revient dans son coin une fois l’apéritif terminé.
Fiche technique et prix
- Chariot en bambou STEGESUNDfinition bambou clair
- Dimensions : 42 x 33 x 76 cm (largeur, profondeur et hauteur)
- Trois étagères à hauteur libre
- Quatre roues, dont deux avec freins
- Poignée latérale pour le faire glisser
- Prix : 44,99 euros
Le prix est moyen pour le segment. Il existe des alternatives en métal moins chères, comme les chariots à trois niveaux d’Amazon Basics, et des options en bois plus chères, comme celles de Lifewit. Aucun d’entre eux n’utilise de bambou massif ni ne résout le manche de la même manière, mais si ce qui compte c’est le budget, le métal s’y conforme sans drame.
Trois façons d’en profiter
La première fonction est la plus évidente : le garde-manger roulant. L’huile, le vinaigre, les légumineuses, les épices et ces pots qui ne rentrent jamais dans le placard trouvent leur place à côté du réfrigérateur, et le chariot est traîné jusqu’à la zone de travail lorsqu’il est temps de cuisiner.
La seconde est plus intéressante. Les 42 centimètres de large permettent de l’aménager en station pour petit électroménager : grille-pain, cafetière italienne ou encore mixeur avec son socle. Tout cela se détache du plan de travail et laisse libre le rabot que vous utilisez réellement pour couper.
Et le troisième est celui dont le moins de monde profite. Avec la poignée et les roulettes, le chariot fait office de serveuse : vous préparez l’apéritif, vous l’apportez d’un seul coup au salon et vous le rapportez plus tard. Rien de nouveau, mais ça marche.
Variations et alternatives
Si le bambou ne vous convainc pas ou si vous cherchez à dépenser moins, un chariot métallique à trois niveaux fait le même travail pour beaucoup moins d’argent. Bien sûr, il pèse plus, sonne plus fort et ne tolère pas le même traitement avec l’humidité.
Pour ceux qui veulent se rapprocher de la finition sans payer, il existe la voie du bricolage : un chariot basique en pin et deux couches de vernis à l’eau donnent un résultat correct, même s’ils ne correspondent jamais au grain du bambou.
Les soins sont simples et presque personne ne le fait. Le bambou apprécie un chiffon humide et un séchage immédiat, ainsi qu’une couche d’huile de lin une fois par an s’il vit à proximité de l’évier. Ce qu’il ne supporte pas, c’est de rester mouillé.
Et attention à l’emplacement : à côté du four ou de la zone d’éclaboussure, tout meuble en bois vieillit deux fois plus vite.
A 44,99 euros, le STEGESUND ne résout pas le manque de mètres carrés. Il le cache si bien que vous ne le remarquez plus. Vous pouvez le voir dans le catalogue officiel d’Ikea Espagne, avec sa feuille de mesures.






