EN 30 SECONDES
- Que s’est-il passé ? Le chef du CENTCOMl’amiral Brad Coopera annoncé que plus d’un milliard de barils de pétrole brut ont traversé le détroit d’Ormuz sous le blocus naval américain, alors que l’Iran n’a pas exporté un seul baril.
- Qui est derrière ? Il CENTCOM et la coalition navale américaine avec les six pays du Conseil de coopération du Golfe, dans le cadre de l’opération Economic Outcast.
- Quel impact cela a-t-il ? Consolide la pression sur Téhéran quelques jours avant la réunion Donald Trump avec les dirigeants du Golfe New Yorkavec un effet direct sur les prix du pétrole brut importé par l’Espagne.
Il CENTCOM les chiffres font état de plus d’un milliard de barils de pétrole brut qui ont traversé le détroit d’Ormuz tandis que L’Iran n’en a pas exporté un seul.
L’amiral Brad Cooperchef du Commandement central des États-Unis (le CENTCOMle commandement militaire qui couvre le Moyen-Orient et l’Asie centrale), a présenté ce chiffre comme la preuve que la pression fonctionne. « De toute évidence, la dynamique prend de l’ampleur », a-t-il déclaré dans une mise à jour vidéo publiée samedi. Les forces américaines ont déjà escorté plus de 2 000 transits de navires commerciaux à travers le détroit.
Le volume de pétrole brut, de marchandises et de gaz naturel liquéfié transitant par Ormuz au cours des deux dernières semaines est de le plus haut depuis le début de la guerre, le 28 février. Les principales voies de circulation restent déminées, selon le commandement américain. L’Iran n’exporte rien.
Le milliard de barils que l’Iran ne peut plus vendre
«Plus d’un milliard de barils de pétrole brut ont été expédiés des partenaires du Golfe via le détroit d’Ormuz, et L’Iran n’a exporté aucun barilgrâce à notre blocus blindé », a déclaré Cooper. L’annonce est basée sur l’étape du 28 août, lorsque le CENTCOM a confirmé avoir retiré les mines iraniennes des voies de circulation internationales après des mois d’opérations dangereuses.
Vendredi, le CENTCOM a indiqué que ses forces avaient redirigé 105 navires commerciaux pour assurer le respect du blocus. Le commandement décrit les deux missions comme séparé mais simultané: récupérer la liberté de navigation pour le commerce international et, en même temps, empêcher les marchandises d’entrer ou de sortir des ports iraniens. La Marine affirme que le cordon naval a été renforcé avec l’opération Economic Outcast, la campagne menée à l’échelle de l’administration Trump pour couper les canaux financiers, les réseaux d’évasion des sanctions et la contrebande de pétrole qui financent le régime de Téhéran.
Washington a transformé le détroit le plus stratégique de la planète en un couloir escorté, et Téhéran surveille depuis le rivage sans vendre un seul baril.
Téhéran rejette cette histoire. Le porte-parole des forces armées iraniennes, le général de brigade Abolfazl Shekarchi, a qualifié les chiffres du CENTCOM de « faux » et de « ridicules » et a qualifié cette annonce d’« opération psychologique ratée ». « L’initiative dans le détroit d’Ormuz reste entre les mains des puissantes forces armées iraniennes », a-t-il déclaré via les médias d’État. L’impulsion verbale fait partie du scénario.
Ce que cela signifie pour l’Espagne et pour le prix du pétrole brut
Le verrouillage n’est pas une opération lointaine. Le détroit d’Ormuz est la principale artère mondiale pour le pétrole brut : près d’un cinquième du pétrole consommé sur la planète y passe, et Toute tension dans ses eaux se répercute en quelques jours sur les prix internationaux. L’Espagne, qui importe la quasi-totalité du pétrole brut qu’elle raffine, surveille de près ce prix à chaque fois qu’un réservoir est rempli ou que la facture énergétique est révisée. Pour l’industrie espagnole, du transport à la chimie, le coût du baril est une variable qu’elle ne contrôle pas. Le marché l’a déjà écarté.
Cooper a détaillé que le CENTCOM travaille avec les six pays du Conseil de coopération du Golfe, ainsi qu’avec des agences fédérales, des assureurs et des compagnies maritimes, pour augmenter le trafic à travers le détroit. « Ces efforts portent leurs fruits », a-t-il déclaré. Le commandement travaille également avec ses partenaires régionaux pour renforcer ses défenses aériennes et créer une « nouvelle unité de coalition de drones d’attaque » alors que les menaces liées aux missiles et aux drones dans la région s’intensifient.
La tension ne se limite pas à l’eau. Samedi, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite a déclaré avoir intercepté un missile balistique Houthi visant Riyad. Les Houthis, soutenus par L’Iranont revendiqué séparément des attaques de missiles et de drones contre des cibles « sensibles » dans la capitale saoudienne, tandis que des flammes et de la fumée noire ont été observées près de l’aéroport international King Khalid. La cause de l’incendie n’a pas été établie dans l’immédiat.
Logique de Washington
Ce que Washington tente de résoudre avec ce dispositif naval n’est pas une escarmouche, mais un problème fondamental : comment étrangler l’économie iranienne sans déclencher une guerre ouverte dans le Golfe. Pour l’administration Trump, le pétrole est le levier qui maintient Téhéran en place et, par conséquent, le point où la pression fait vraiment mal. La coalition politique qui soutient cette ligne est large au sein du Parti républicainqui défend depuis des années la doctrine de la pression maximale sur l’Iran : la même qui a conduit Trump à retirer les États-Unis de l’accord sur le nucléaire en 2018 et à réimposer des sanctions lors de son premier mandat. Washington ne demande pas la permission.
Le précédent historique est plus ancien. En 1987, Ronald Reagan a ordonné que les pétroliers koweïtiens changent de pavillon sous pavillon américain et soient escortés à travers le Golfe pendant la guerre Iran-Irak, connue sous le nom de guerre des pétroliers. Cette opération, Earnest Will, était la plus grande escorte navale depuis la Seconde Guerre mondiale et s’est terminée par des affrontements directs entre la marine américaine et l’Iran. Washington applique désormais le manuel de Reagan, et non l’improvisation. La différence est le contexte : il s’agissait alors de protéger le trafic ; De plus, le commerce iranien est désormais interrompu.
Pour l’Espagne et ses partenaires européens, la lecture est à la fois inconfortable et prévisible. L’Europe n’a pas de rôle militaire dans cette opération, mais elle a un intérêt économique évident : chaque escalade à Ormuz se traduit par une volatilité des marchés énergétiques qui frappe les économies importatrices. La citation clé est dans New York: Trump prévoit de rencontrer dans les prochains jours les dirigeants des six pays arabes du Golfe, dans le cadre de l’Assemblée générale de l’ONU. L’ambassadeur des États-Unis auprès de l’ONU, Mike Valsea assuré que Trump restait « très concentré » sur le fait que l’Iran n’obtiendrait jamais l’arme nucléaire et que la réunion de New York serait « un moment pour poursuivre cette diplomatie ». Le risque sous-jacent reste ouvert : la pression économique pourrait rapprocher Téhéran de la table des négociations ou le pousser à réagir en dehors de la table des négociations.
Dossier
- Le cas : Le CENTCOM certifie que plus d’un milliard de barils de pétrole brut ont traversé Ormuz sous le blocus naval contre l’Iran, alors que Téhéran n’a pas exporté de pétrole depuis près de sept mois de guerre.
- Données clés : Plus de 2 000 transits commerciaux accompagnés ; 105 navires redirigés ; voies déminées depuis le 28 août ; le conflit a commencé le 28 février 2026.
- Pour l’Espagne : Les tensions à Ormuz exercent une pression sur les prix internationaux du pétrole brut que l’Espagne importe presque entièrement et ajoutent de la volatilité aux factures énergétiques des foyers et des entreprises.






