Le Maison Blanche envisage d’invoquer la loi sur la production de défense pour augmenter la capacité de raffinage USAune voie légale qui n’a jamais été utilisée à cette fin depuis 1950.
Une loi de 1950 qui n’a jamais été utilisée pour développer le raffinage
L’administration de Donald Trump évaluer comment utiliser le Loi sur la production de défense (DPA) pour renforcer une industrie qui fonctionne pratiquement à la limite. Dans la semaine se terminant le 4 septembre, les raffineries américaines ont fonctionné à 97,8 % de leur capacité, selon les données du Administration de l’information sur l’énergie (l’agence américaine de statistiques sur l’énergie). L’objectif sous-jacent est clair : augmenter l’offre d’essence et de diesel sur un marché où les prix montent en flèche.
Le mouvement n’est pas décidé. Selon des sources anonymes citées par Reuters, lors d’une récente réunion, les responsables du raffinage ont déclaré aux responsables que l’argent fédéral devrait servir à moderniser ou à agrandir les usines existantes, et non à construire une nouvelle raffinerie. Une installation à partir de zéro coûterait beaucoup plus cher et prendrait des années, ont-ils prévenu.
Le diesel au-dessus de six dollars et le blocus du détroit d’Ormuz
Les chiffres expliquent l’urgence. Le diesel coûtait en moyenne 6,06 dollars le gallon vendredi, la première fois que la moyenne nationale dépassait 6 dollars, contre 5,85 dollars le 4 septembre et 3,71 dollars il y a un an, selon AAA. L’essence ordinaire s’élevait à 4,29 $. Donald Trump Il a affirmé mercredi que les prix du pétrole ne baisseront pas avant les élections législatives de novembre.
Le contexte géopolitique exerce une pression sur le marché. L’Iran bloque le détroit d’Ormuz depuis le début de la guerre le 28 février. Ce passage transportait environ un cinquième du pétrole et des produits pétroliers consommés dans le monde en 2024 et début 2025, selon l’agence de l’énergie.
Washington active les outils de l’économie de guerre pour un marché énergétique que le président considère comme faisant partie de la sécurité nationale.
Un projet spécifique est en lice : la raffinerie qui L’Amérique d’abord le raffinage propose dans le port de Brownsville, Texas. Ce serait la première nouvelle usine dans le Golfe depuis près de cinquante ans, avec une capacité de 168 000 barils par jour. Donald Trump Jr. détient une participation minoritaire passive dans l’entreprise, selon ProPublica.
L’opération a un autre lien financier pertinent. Chanteur Fitzgeraldl’entreprise qui a dirigé Howard Lutnick Avant de devenir secrétaire au Commerce, elle a agi comme conseillère financière du projet.
Le plan prévoit davantage d’approvisionnement étranger. L’Office of Strategic Capital du Pentagone contrôle 35 % de Partenaires nord-américains de l’énergie bleueune société vénézuélienne détenant des droits sur 17 champs pétroliers. La Maison Blanche assure que cette production sera à terme traitée dans des raffineries américaines.
Logique de Washington
Derrière cette évaluation se cache un postulat que la Maison Blanche défend depuis le printemps. Le 20 avril, Donald Trump a signé un mémorandum présidentiel (une instruction prioritaire pour un département) déclarant la production, le raffinage et la logistique du pétrole essentiels à la défense nationale. C’est le point d’ancrage juridique pour activer le Loi sur la production de défense de 1950, une règle née pour la guerre de Corée qui autorise le président à diriger les ressources industrielles et à offrir des incitations financières dans des secteurs considérés comme essentiels à la sécurité du pays.
La loi a été utilisée pour fabriquer de l’acier, des respirateurs ou des semi-conducteurs, mais ne jamais intégrer de capacité de raffinage. Le simple fait qu’ils soient étudiés est donc le signe que la Maison Blanche considère l’essence et le diesel non pas comme une question de marché, mais comme un levier de sécurité nationale. L’argument interne est cohérent avec la politique énergétique de Trump : moins de dépendance à l’égard des approvisionnements étrangers, rapidement et avec l’argent fédéral comme soutien.
Pour l’Espagne, l’effet ne viendrait pas directement, mais à travers les prix. Les États-Unis sont le plus grand consommateur de pétrole brut au monde et un déterminant des prix sur les marchés atlantiques. Si la Maison Blanche active des instruments extraordinaires pour contenir les prix intérieurs, l’avantage géopolitique sur le diesel et l’essence pourrait également s’atténuer de l’autre côté. En revanche, si la mesure augmente le coût de certains pétroles bruts ou exerce une pression sur les tarifs de fret, La facture énergétique espagnole pourrait en pâtir. Repsol et Cepsa Ils exploitent une bonne partie de la capacité de raffinage espagnole et achètent du pétrole brut sur les marchés internationaux ; Ils ne concurrencent pas directement la nouvelle raffinerie texane, mais ils sont exposés à la même tension sur les prix mondiaux.
Le calendrier politique impose en tout cas sa propre urgence. Donald Trump Il a déjà déclaré qu’il ne s’attendait pas à une baisse du pétrole brut avant les élections de novembre, et la Maison Blanche garde toutes les options ouvertes sur le DPA. Nous devrons surveiller les annonces à venir, les nouveaux décaissements fédéraux ou tout décret qui transforme l’évaluation en décision formelle.
Dossier
- Le cas : La Maison Blanche envisage d’utiliser une loi de 1950 pour accroître la capacité de raffinage des États-Unis, sans qu’une décision finale soit confirmée.
- Faits marquants : Raffineries à 97,8 % de leur capacité ; diesel à 6,06 $ le gallon ; essence ordinaire à 4,29 ; Loi de 1950 jamais utilisée pour le raffinage ; Projet Brownsville de 168 000 barils/jour.
- Pour l’Espagne : Un marché énergétique atlantique tendu en raison du blocus d’Ormuz influence les prix des importations de pétrole brut et de diesel ; L’activation du DPA peut modérer ou fausser les contributions qui affectent la facture énergétique espagnole.






