Ils ont été condamnés à une amende de 80 km/h là où le panneau indiquait 100 : l’erreur d’un radar sur l’A-7 que la DGT a déjà corrigée

Thibault Delacroix

Le DGT a annulé deux amendes pour excès de vitesse imposées sur un tronçon radar de l’A-7, entre San Roque et Algésiras, après avoir vérifié que la signalisation verticale indiquait 100 km/h alors que le dispositif lui-même sanctionnait à partir de 80. Si vous avez parcouru ce tronçon depuis le mois d’août, cela vous intéresse directement.

L’affaire a été révélée par un travailleur de la compagnie d’assurance Arreza Seguros, sanctionné à deux reprises pour conduite à une vitesse qui, selon tous les signes qu’il a vu depuis sa voiture, était parfaitement légale. Son appel a fini par créer un précédent qui sont déjà utilisés par d’autres conducteurs concernés par le même défaut.

Que s’est-il exactement passé sur le radar A-7

Le chauffeur a reçu deux amendes —un à 300 euros et un autre à 100— après avoir traversé la section les 22 septembre et 15 octobre de l’année dernière. Au lieu de payer et d’oublier cela, comme le font la plupart des gens, il a décidé de faire appel des deux sanctions.

Son argument était aussi simple que solide : la signalisation de la route a indiqué une limite de 100 km/htandis que le radar de section était configuré pour sanctionner à partir de 80. Une contradiction évidente entre ce que j’ai vu au volant et ce qui était réellement mesuré.

La résolution de la DGT et l’arrêt qu’elle reconnaît

La DGT a résolu l’affaire en faveur du conducteur le 5 mars, annulant d’office les deux sanctions et s’appuyant sur l’article 109.1 de la loi 39/2015 sur la procédure administrative commune. L’agence a reconnu que il n’était pas approprié de maintenir les amendes au vu du dossier.

Il s’agit d’un radar de section, un système qui ne mesure pas la vitesse en un point précis, mais plutôt la moyenne entre deux caméras situées au début et à la fin du parcours. Si les panneaux changent à mi-chemin et que le radar n’est pas mis à jour, le conducteur est pris entre deux critères différents sans le savoir.

Un échec qui n’est pas un cas isolé

Les radars sur ce tronçon ont été installés en août et depuis lors, des sanctions ont été imposées à des centaines de chauffeurs qui, en théorie, respectait la vitesse indiquée sur la route. Personne ne vérifie les panneaux à chaque fois qu’ils passent devant un radar ; Il fait juste confiance à ce qu’il voit.

L’assureur qui a représenté le premier demandeur prévient que le cas Il ne s’agit peut-être pas d’un événement isolé.. Si l’écart persistait pendant des semaines, le nombre d’amendes annulables pourrait être considérablement plus élevé qu’il n’y paraît à première vue.

Comment vous plaindre si ce radar vous a infligé une amende

Si vous avez reçu une sanction dans cette période entre l’installation du radar et sa correction, vous disposez d’arguments concrets pour vous défendre. La clé est de bien documenter l’écart entre ce que la route marquait et ce que le dispositif appliquait.

Voici les étapes à suivre :

  • Vérifiez la date de l’amende: ne s’applique que s’il coïncide avec la période pendant laquelle existait la contradiction entre signal et radar.
  • Rassemblez des preuves graphiques: Photos de la signalisation du tronçon à la date de l’infraction, si vous pouvez les obtenir.
  • Citer le précédent: mentionne expressément les résolutions de mars 2026 qui ont déjà annulé des cas identiques.
  • Ne manquez pas la date limite: Les ressources administratives ont des plages horaires limitées, il est donc conseillé d’agir le plus tôt possible.

Le silence de la DGT qui laisse tout en suspens

Ce qui frappe le plus dans cette affaire, ce n’est pas l’annulation elle-même, mais ce qui a suivi. A la question de savoir si les radars sur l’A-7 entre San Roque et Algésiras les sanctions continueront d’être imposéesla DGT a choisi de ne pas répondre, laissant le doute ouvert aux milliers de conducteurs qui empruntent quotidiennement cette route.

Ce silence institutionnel génère également une incertitude sur ce qui adviendra du plaintes déjà traitées et celles qui pourraient être imposées dans les mois à venir. Tant que l’agence ne clarifie pas sa position, toute personne sanctionnée dispose d’arguments solides basés sur le fait que la DGT elle-même a déjà reconnu l’erreur dans des cas identiques.

Qu’est-ce qui peut changer à partir de maintenant

Cet épisode marquera probablement la manière dont seront gérés les futurs conflits entre signalisation et radars de section dans toute l’Espagne. Si la DGT finit par confirmer qu’il y a eu une erreur plus générale, on peut raisonnablement s’attendre à une examen de dossiers similaires dans d’autres provinces où ces appareils fonctionnent déjà.

Pour le conducteur moyen, la leçon est simple et applicable désormais : faites attention à la signalisation verticale et ne présumez pas que le radar applique la même limite que celle que vous voyez sur la route. En cas de doute, photographier la route au passage et sauvegarder ces preuves peut faire la différence si un jour vous devez recourir.