Le ministère de la Justice revendique un rôle central dans l’affaire du deuxième amendement devant la Cour suprême

Thibault Delacroix

EN 30 SECONDES

  • Que s’est-il passé ? Il Ministère de la Justice cherche à intervenir de manière proéminente dans le cadre de la Cour suprême à propos du Deuxième amendementselon The Daily Caller. L’information n’a pas été confirmée par le tribunal.
  • Qui est derrière ? La Division des droits civils du ministère a créé une section spécifique pour le deuxième amendement en décembre 2025, dirigée par le procureur général adjoint. Harmeet Dhillon.
  • Quel impact cela a-t-il ? La section poursuit déjà les États et les municipalités pour avoir restreint les armes à feu. Pour l’Espagne, l’impact direct est limité et touche principalement le secteur de l’armurerie sportive.

Il Ministère de la Justice veut jouer un rôle de premier plan aux yeux du Cour suprême à propos du Deuxième amendement. Les informations du Daily Caller n’ont pas été confirmées par le tribunal.

Une section judiciaire avec son propre calendrier

La demande s’appuie sur un élément clé : la Division des droits civiques a lancé en décembre 2025 une section dédiée exclusivement au deuxième amendement. Devant se trouve le procureur général adjoint. Harmeet Dhillonqui a promis « beaucoup de travail sur 2A », l’abréviation anglo-saxonne du droit de porter les armes.

L’origine de la section est le décret qui Donald Trump signé en février 2025. Il a alors chargé le procureur général Pam Bondi évaluer toutes les restrictions actuelles au droit de détenir et de porter des armes et concevoir un plan pour les corriger. Le soi-disant « plan d’action » n’a pas été rendu public.

Depuis sa création, le chapitre a intenté des poursuites contre Denver, la Virginie, les îles Vierges, le district de Columbia et le Colorado pour avoir interdit les fusils semi-automatiques modernes et les chargeurs de capacité standard. Il a également enquêté sur Philadelphie sur sa gestion des permis de transport dissimulés et a poursuivi la Californie en justice pour une loi interdisant les pistolets Glock.

Il Ministère de la Justice n’a pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires de la Daily Caller News Foundation. Pour The Trace, la combinaison d’une section formelle et d’un calendrier judiciaire actif suggère un agenda guidé, « substantiellement similaire aux thèmes et mandats du décret », selon le procès.

Le procès Trace et son contexte politique

The Trace a déposé une plainte le 4 septembre dans le district oriental de New York en vertu de la Freedom of Information Act (FOIA). Les médias exigent les archives du plan d’action car, affirment-ils, le ministère n’a pas répondu à ses demandes habituelles de transparence. Son rédacteur en chef, Chip Brownlee, l’a résumé ainsi : « Ces archives devraient être publiques. Nous n’avons intenté une action en justice qu’après que le département n’ait pas tenu compte des demandes de routine de la FOIA.

Le contexte compte. The Trace a été fondée par l’ancien maire de New York Michael Bloomberg et son bailleur de fonds institutionnel est le Fonds de soutien Everytown for Gun Safety. Bloomberg a fait don de plus de 270 millions de dollars à Everytown et aux organisations qui l’ont précédé depuis 2007, selon le New York Times. Il n’est pas un acteur neutre dans le débat sur les armes à feu.

Le ministère de la Justice ne se limite pas à défendre les lois : il plaide désormais pour redéfinir la portée fédérale du deuxième amendement.

Pour Espagnel’impact direct est limité. Il n’y a pas de droits de douane, pas de sanctions commerciales ou de mesures d’immigration. Les relations bilatérales ne suivent pas cette voie. Bien entendu, les litiges fédéraux en matière d’armes influencent la sécurité juridique des exportateurs espagnols d’armes de sport, un créneau qui surveille de près tout changement réglementaire aux États-Unis.

Logique de Washington

La clé n’est pas seulement dans les tribunaux. L’instrumentalisation de la Division des Droits Civiques selon l’agenda présidentiel n’est pas nouvelle : sous Obama, cette division a donné la priorité au droit de vote et a bloqué les lois sur l’identification des électeurs dans les États du Sud ; sous Biden, il a consacré des ressources aux droits reproductifs et à la protection des minorités. Maintenant, Donald Trump convertit le deuxième amendement en un droit civil protégé par le même instrument fédéral.

C’est la logique sous-jacente. Le ministère ne cherche pas un résultat procédural ponctuel : il construit une architecture juridique pour assimiler les restrictions sur les armes à feu à une violation des droits civils. Et il le fait avec la même section qui, dans d’autres administrations, était utilisée pour superviser les prisons, les écoles ou les forces de police. L’électorat républicain y voit une promesse tenue.

La projection pour les mois à venir est claire. S’il Cour suprême Si l’État accepte l’intervention du ministère, la doctrine des armes à feu ne sera plus une affaire exclusivement étatique et sera ancrée dans la politique fédérale des droits civiques. La fenêtre d’observation sera la prochaine audience orale, toujours sans date de clôture confirmée par le tribunal.

Dossier

  • Le cas : Le ministère de la Justice cherche à intervenir de manière importante lors d’une audience de la Cour suprême sur le deuxième amendement, tandis que The Trace exige via la FOIA le plan d’action secret dérivé du décret de Trump.
  • Faits marquants : Décret exécutif de février 2025 ; section créée en décembre 2025 ; des poursuites contre six juridictions concernant les restrictions sur les armes à feu ; Financement de Bloomberg à Everytown de plus de 270 millions de dollars depuis 2007.
  • Pour l’Espagne : Impact direct limité, axé sur la sécurité juridique de l’industrie des armes de sport exportant vers les États-Unis et sur l’évolution de la doctrine fédérale en matière de droits civils.