SNCF: les syndicats appellent à la grève le 23 septembre
AFP | 09/09/2010 | 14:18
© AFP - Pierre Verdy

Les syndicats de cheminots CGT, Unsa, CFDT et FO appellent à la grève le 23 septembre dans le cadre de la nouvelle journée d'action interprofessionnelle contre le projet de réforme des retraites, a-t-on appris jeudi de sources syndicales.

Sud Rail, 3e force syndicale à la SNCF, a décidé de son côté de "participer à la construction d'un mouvement de grève reconductible" et déposera un préavis en ce sens, à partir du 23 septembre, a précisé à l'AFP, Alain Cambi (Sud-Rail).

"Nous avons décidé de nous inscrire dans l'action interprofessionnelle du 23 septembre, et déposons aujourd'hui et demain des préavis de grève sur la base des demandes de concertation immédiates déjà déposées dans toutes les régions SNCF", a déclaré jeudi à l'AFP Laurent Russeil, secrétaire général adjoint de la CGT-cheminots.

"Nous allons aussi déposé une nouvelle DCI (demande de concertation immédiate) pour couvrir les éventuelles suites du 23", a ajouté M. Russeil.

Une demande de concertation immédiate est obligatoire avant tout dépôt de préavis de grève à la SNCF, et un délai minimal de 15 jours est nécessaire entre une DCI et un jour de grève.

"Nous sommes prêts à aller plus loin (qu'une grève de 24 heures) s'il le faut, mais ce sera dans un cadre interprofessionnel", a souligné Arnaud Morvan de la CFDT-cheminots.

Le syndicat FO-cheminots, représentatif (plus de 10% aux élections profesionnelles) dans seulement neuf régions sur 23, appellera aussi à la grève le 23 septembre, a indiqué son secrétaire général Eric Falempin. "Nous déciderons la semaine prochaine si nous appelons à un mouvement reconductible, mais nous pensons qu'on ne fera pas reculer le gouvernement sans bloquer l'économie au delà de 24 heures", a ajouté le syndicaliste.

La CFTC s'est dit elle "très réservée" quant à une nouvelle grève de 24 heures. "Il faut s'engager dans un bras de fer avec le gouvernement via un mouvement reconductible car avec seulement des journées de 24 heures, on risque d'affaiblir la mobilisation", a déclaré à l'AFP Bernard Aubin de la CFTC-cheminots.

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publié le: 09/09/2010 | 14:18