Un incendie accidentel dans un sous-sol du 1er Régiment du génie d'Illkirch-Graffenstaden (Bas-Rhin) a provoqué mercredi la mort de deux militaires et a grièvement brûlé un sous-officier, a annoncé en soirée son chef de corps, le colonel François Eglemme.
L'officier supérieur, très affecté par ce drame, s'est brièvement adressé aux journalistes devant le Quartier Leclerc, dans cette ville mitoyenne de Strasbourg, fière de son régiment qui est le doyen des unités du génie.
Il a indiqué que "trois autres soldats ont été légèrement intoxiqués alors que deux autres, également présents dans le sous-sol où s'est déclaré l'incendie, en sont sortis indemnes".
Les deux morts, retrouvés par les pompiers, ont été sans doute victimes d'asphyxie, selon le commandant qui n'a pas fourni de détails sur l'origine du feu.
Le sous-officier, grièvement brûlé, a été héliporté au service des Grands brûlés à Ludwigshafen (ouest de l'Allemagne).
Selon le récit du commandant, il portait secours aux militaires qui ont pu quitter le sous-sol quoique légèrement intoxiqués. Deux autres avaient pu quitter auparavant ce "local de stockage de matériel divers et de produits". Ils s'y trouvaient dans le cadre d'un stage d'un mois qui s'achève jeudi, "pour procéder à l'entretetien de leur matériel de tronçonnage" a-t-il indiqué sans vouloir donner plus de détails.
Une enquête interne de commandement a été déclenchée ce qui est la procédure habituelle, a-t-il expliqué, alors que la gendarmerie du Bas-Rhin a été chargée d'une enquête.
Dans l'après-midi, un officier de gendarmerie avait indiqué que l'accident s'était produit à 15H30 pour une raison inconnue "lors d'une manipulation d'essence dans un magasin situé au sous-sol du quartier Leclerc", ce que l'armée ne confirmait pas en soirée.
Créé en 1814, ce régiment d'environ un millier d'hommes a participé à des opérations extérieures en Afghanistan, en Bosnie, au Kosovo, ainsi qu'en Côte d'Ivoire et au Congo.
Il fournit aux forces armées les moyens de franchir les zones minées ainsi que les cours d'eau en installant des ponts flottants.
Le régiment doit quitter d'ici l'été le Quartier Leclerc pour permettre l'installation de l'Etat-major de la Brigade blindée basée à Orléans et celle d'un bataillon allemand.
Ce dernier est une unité opérationnelle de 600 hommes de la Brigade franco-allemande, qui compte au total environ 5.000 hommes et était jusqu'ici entièrement stationnée en Allemagne.
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