Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux s'est rendu mercredi au chevet d'un policier grièvement blessé lundi à Epernay et a exigé l'arrestation rapide des auteurs de cette agression.
"Tout est mis en oeuvre pour rapidement identifier, interpeller et déférer pour que la justice puisse fonctionner", a déclaré le ministre.
"Il y a des procédures d'identification techniques et scientifiques en cours, notamment sur le projectile qui a atteint le policier à la tempe. J'ai bon espoir que dans un délai rapproché, on puisse avoir des éléments précis" sur les auteurs de l'agression, a-t-il ajouté depuis le commissariat d'Epernay où travaille le brigadier-chef Michel Husson, blessé lundi soir par un jet de pierre.
M. Hortefeux s'est entretenu avec l'épouse, les deux enfants et les collègues de M. Husson, 49 ans.
Le ministre s'est rendu ensuite au chevet du policier au CHU de Reims.
Son état "est stable et stationnaire, mais s'agissant de traumatisme crânien, le processus est toujours long, selon les médecins", a rapporté le ministre, "venu partager toute l'émotion et l'indignation de tous ses collègues, légitimement très choqués".
De son côté, le procureur général à la cour d'appel de Reims, Jean-François Pascal, a souligné des faits d'une "gravité extrême" et assuré que "toutes les ressources de la loi (étaient) utilisées et tous les moyens mobilisés".
Michel Husson a reçu une pierre dans la tempe lors d'une intervention dans le quartier "Bernon" d'Epernay visant à interpeller un jeune homme circulant sans ceinture de sécurité.
Celui-ci, recherché depuis 2008 pour vol en bande organisée et qui avait quelques jours auparavant "menacé de mort des policiers", selon le ministre, a réussi à s'enfuir. "Entre une dizaine et une quinzaine d'individus" ont pris les policiers à partie et leur ont lancé "des morceaux de parpaings", a expliqué M. Hortefeux.
L'enquête, confiée au SRPJ de Reims et à la sûreté urbaine d'Epernay, mobilise "toute la brigade criminelle et, avec les techniciens, ce sont plus de vingt" membres de la PJ qui travaillent sur cette affaire, a confié une source proche du dossier.
Les enquêteurs comptent beaucoup sur les "éléments techniques et scientifiques" et la possibilité pour les témoins de s'exprimer "sous X" en se faisant domicilier au commissariat. Ils éviteront ainsi les risques de représailles.
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