Devant les listes des résultats placardées dès ce matin dans la cour du lycée Gabriel Fauré à Foix, des dizaines de lycéens cherchent leurs noms.
Des cris éclatent ici et là, des embrassades aussi, et beaucoup de larmes. Le maquillage coule. Et beaucoup ont le téléphone collé à l’oreille pour annoncer la nouvelle.
Puis chacun va récupérer ses notes. «J’ai pris un gros carton en philo !» se marre un élève. «J’ai une mention !». «C’est pas vrai...» lance une autre, blême, qui ne voit pas son nom sur la liste des admis.
Le jour du verdict
Qu’ils soient recalés, reçus, ou admis à l’oral de rattrapage, les 703 059 candidats au Bac 2012 savent désormais à quoi s’en tenir.
En Ariège, 1 354 élèves ont passé les épreuves cette année pour le Bac général, technologique ou professionnel (sans compter les épreuves anticipées passées en 1ère).
Comme chaque année, il y a les heureux, les malheureux, les anxieux, les blasés, les décontractés, les bruyants, les larmoyants...
Dans la cours du lycée, voila une lycéenne «à la repêche !», mais quand même «soulagée» car «l’année dernière, je ne l’ai pas eu du tout donc c’est déjà ça»
Dans un coin, les yeux rivés sur ses notes, ce jeune respire enfin après des mois passés en apnée, «c’est le soulagement...». Direction «fac éco-socio l’année prochaine»
Un peu plus loin, un groupe de trois jeunes filles toutes aux anges. L’une, le sourire jusqu’aux oreilles, pensait «avoir la mention bien, et j’ai la très bien !!». Ce sera direction classe prépa. Quant à son amie, «je pensais pas que j’aurai mon bac et j’ai la mention assez bien donc je suis contente !»
Pour cette autre qui se prépare pour une prépa d’art, c’est le besoin de décompresser avant tout: «je vais partir, tout lâcher et tout oublier»
Quant à ce potentiel futur éducateur spécialisé, il vient de tirer un enseignement instructif, «j’ai rien foutu pendant trois ans: ça prouve que sans bosser, on a son Bac !»
Et maintenant...?
Voila de jeunes ariégeois de 18 ans environ qui ont obtenu le fameux sésame. Mais tout ne fait que commencer. Entre le chômage et la difficulté pour se faire une place dans la vie active: le contexte n’est pas forcément des plus réjouissants. Comment voient-ils la suite?
Il semblerait que le discours anxiogène ambiant n’est pas encore fait son effet. «On vient d’avoir le Bac, c’est déjà beaucoup. Une chose après l’autre !» lance une jeune bachelière. «On est pressé d’aller en Fac donc le chômage, on y pense pas» envoie une autre.
Tout est une question de volonté pour cette lycéenne, «quand on a un but, il suffit de se donner les moyens d’y arriver. Il faut juste savoir ce que l’on veut faire, et c’est ça le plus dur !»
Pour ce jeune, «pour le moment j’ai trouvé du boulot pour cet été... Pour le reste j’espère que notre cher gouvernement aidera les jeunes»
En 2011, le taux de réussite au baccalauréat avait atteint les 86%.
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