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12 «Emplois de Vie Scolaire» en moins à la rentrée
04/07/2012 | 19:26
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Dans les établissements scolaires, les «Emplois de Vie Scolaire» (EVS) remplissent des missions d’accompagnement des élèves en situation de handicap, mais aussi des tâches administratives d’aide à la direction.

A la surprise générale, il a été annoncé lors du dernier comité technique départemental que 12 contrats aidés de ce type seraient supprimés à la rentrée.

«Pour la plupart d’entre eux, cela veut dire qu’ils vont aller pointer au chômage !» se désole Antoine Loguillard (délégué départemental pour l’UNSA) «c’est vraiment une très mauvaise nouvelle»

Quand on parle d’«EVS», de quoi parle-t-on exactement?

Il s’agit de personnes employées par l’Education nationale dans les établissements scolaires pour quelques mois seulement, par le biais de contrats à durée déterminée.

A la base, ces contrats devaient constituer un tremplin vers l’emploi.

Il n’y a pas de diplômes minimum requis, et pas de limites d’âges pour pouvoir postuler à ces postes qui s’effectuent dans les écoles, les lycées et les collèges.

Pour une vingtaine d’heures par semaine environ, les EVS sont rémunérés au SMIC horaire.

«On ne s’attendait pas vraiment à cette annonce» note Marc Faget (pour la FSU), «cela concerne des personnes qui n’étaient pas arrivées au bout de leur 24 mois de contrat et qui comptaient vraiment sur le fait d’être renouvelées»

Il ajoute «c’est une décision brutale. Les personnels font les frais d’une gestion au jour le jour, avec des contrats renouvelés tous les 6 mois.

Ce système crée vraiment des situations de grande précarité. Chaque année, c’est la même chose: la question des EVS est traitée dans la plus grande précipitation
»

Il y a deux ans déjà, ces Emplois de Vie Scolaire (plus de 192 dans le département à l’époque) avaient organisés une manifestation devant la préfecture pour exprimer leur ras-le-bol face à un statut précaire, et son manque de professionnalisation et de débouchés.

Les problèmes liés à ce statut ne sont donc pas nouveaux.

Et à chaque rentrée, les syndicats dénoncent la précarité de ces personnels.

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auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 04/07/2012 | 19:26 | Lu: 14938 fois