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CHIVA: les agents des services hospitaliers Force Ouvrière expriment leur ras le bol
21/06/2012 | 20:16
© MidiNews 2012

C’est bien connu, ce sont ceux qui crient le plus fort qui se font entendre… et au Centre Hospitalier du Val d’Ariège (CHIVA) une poignée d’agents des services hospitaliers (ASH) du syndicat CGT mettent la pression depuis deux mois: des pétitions circulent, des tracts sont distribués et des banderoles fleurissent en périphérie de l’établissement.

Aujourd’hui leurs collègues du syndicat Force Ouvrière veulent «rectifier la vérité» et faire entendre «leur» vérité: «ces agissements sont loin de faire l’unanimité, ni la majorité.

Nous voulons faire savoir que les 4/5e de l’équipe des ASH (soit 32 personnes contre à peine 5 agents) s’opposent à ce mouvement.

Ces banderoles représentent une minorité de grévistes qui salissent l’image du personnel de nettoyage et au-delà l’image de l’établissement lui-même
» tempête Isabelle, qui n’a vraiment pas l’impression d’être une «serpillère» ou un «pion» comme l’indiquent les slogans aux entrées de la structure.

«Nous luttons contre les infections nosocomiales, ce qui représente un enjeu de santé publique majeur au sein du CHIVA… avec une telle publicité sur les accès de notre établissement les familles et les patients commencent à se poser des questions. Nous voulons continuer à travailler et le faire le mieux possible !»

Le nœud de la discorde vient de nouveaux aménagements horaires testés à titre provisoire depuis le mois d’avril dans le cadre d’une réorganisation générale des services discutée avec la direction: «la CGT mène tambour battant une politique pour avancer les horaires.

Certains ne veulent pas faire du 7-15h ou du 10-18h mais plutôt du 8-16h. C’est une volonté quasi-personnelle car ces revendications ne concernent que 6 agents face à 44 salariés qui ne sont pas concernés par ce mouvement…

Nous voulons rectifier la vérité car aujourd’hui nous nous sentons bafoués, nous sommes une équipe en souffrance
» ajoute Myriam, déléguée syndicale FO.

«Il est temps que le grand public soit alerté, il s’agit du combat d’une minorité qui n’a rien de social.

Ces horaires nous conviennent car on suit des protocoles particuliers avant que les soins aux patients soient réalisés et que les visiteurs soient gênés par les équipes de nettoyage
»

Selon Isabelle il faut arrêter: «à cause de ces personnes on nous a déjà changé l’organisation du service, les agents sous contrats emplois aidés sont obligés de venir 4h/jour du lundi au vendredi, c’est un manque à gagner important, des frais supplémentaires de transport»

Par ailleurs, il faut savoir que les ASH sont des emplois catégorie C de la fonction publique hospitalière et face aux difficultés que rencontre ce secteur, ils ont peur que la direction du CHIVA, à force de conflits, ne choisisse la facilité de privatiser ce service comme on a pu le voir ailleurs:

«La discussion avec notre direction est possible avant d’arriver au conflit et à ce genre de publicité récurrente.

Nous sommes représentants du personnel, nous représentons tous les ASH, la volonté d’un syndicat comme le notre c’est de défendre notre outil de travail, sans cet outil de travail tous ces emplois ne seraient plus là.

Dans notre département c’est important
» précise Stéphane Corticchiato, secrétaire adjoint FO.

Joint par téléphone, le syndicat CGT nous a indiqué qu’une action aurait lieu demain vendredi à 14h afin de sensibiliser le public à la cause des ASH.


Selon Frédéric Birobent, CGT santé, une quinzaine d’agents seraient en grève et les négociations avec la direction n’auraient pas abouti: «il y a un décalage de prise de poste d’un quart d’heure qui est dommageable pour ces agents qui sont souvent en situation monoparentale avec enfants à charge, cela génère des problèmes de garde, des frais supplémentaires qui grèvent ces petits salaires, bref des bouleversements de vie au quotidien»

Pour Jacques Gomès, délégué syndical CGT santé, «le problème des ASH est important mais la fermeture hier en urgence de 14 lits en médecine, avant-hier de 10 lits en cardiologie et la suppression de certaines spécialités au sein du centre hospitalier du Val d’Ariège est beaucoup plus préoccupant»

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auteur: Laurence Cabrol | publié le: 21/06/2012 | 20:16 | Lu: 22688 fois